Invasion militaire à l'Est de la RDC: le Conseil de sécurité dédouane le Rwanda

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Les militaires des FARDC, en plein état de siège
Les militaires des FARDC, en plein état de siège

Par Gabin K.

Le Rwanda n'est pas l'agresseur de la RDC. Ainsi, il convient d'interpréter la déclaration présidentielle rendue par le Conseil de sécurité dans la matinée de ce samedi 4 juin 2022. Ce, étant donné qu'aucune ligne de cette déclaration ne fait mention au Rwanda comme auteur des tueries à répétition dans la province du Nord-Kivu, alors qu'en RDC, officiels comme population, affirment à l'unisson que c'est le régime de Kigali, sous la houlette de Paul Kagame, qui est à la base de la déstabilisation de la paix à l'Est du pays de Tshisekedi.

Dans sa déclaration, le Conseil de sécurité des Nations-Unies s'est limité à condamner fermement l'action des groupes rebelles, dont le M23, pour écumer la paix à l'Est de la RDC. "Le Conseil de sécurité condamne tous les groupes armés opérant à l’Est de la République Démocratique du Congo et les exhorte à participer au dialogue interne", peut-on lire dans cette déclaration qui désapprouve les actions des groupes armés suivants: le #M23, la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO), les Forces démocratiques alliées, les FDLR, la Résistance pour un Etat de droit (RED Tabara), les groupes Maï-Maï. La liste fait également mention de plusieurs autres groupes armés nationaux et étrangers.

Au-delà de condamner, le Conseil de sécurité a prié les groupes armés étrangers, qui sévissent en RDC, à se désarmer et à retourner immédiatement et sans condition dans leurs pays d’origine respectifs. Il a en outre rassuré de "son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo"