Par la Rédaction
La Première dame de la République démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi, annonce sa volonté de coopérer avec la justice belge après les perquisitions menées dans une résidence familiale en Belgique. Dans un communiqué transmis par ses avocats, elle dit s’étonner de cette opération et conteste fermement les accusations visant sa personne et plusieurs membres de sa famille.
Les perquisitions ont été effectuées à Bruxelles ainsi que dans plusieurs communes des Brabants flamand et wallon, dans le cadre d’une enquête pour blanchiment ouverte à la demande du parquet fédéral belge. Les opérations concernent des adresses liées au président Félix Tshisekedi et à certains de ses proches.
Cette procédure fait suite à une plainte déposée en juillet 2025 par les avocats Bernard et Brieuc Maingain, au nom de plusieurs organisations non gouvernementales du Katanga et de quatre anciens dirigeants de la Gécamines, l’entreprise publique minière congolaise.
La plainte met en cause neuf membres de la famille présidentielle, dont Denise Nyakeru, les fils, les frères, les neveux et une belle-sœur du chef de l’État. Les plaignants les soupçonnent d’être impliqués dans des opérations liées à l’exploitation des ressources minières du Lualaba et du Haut-Katanga, notamment à travers des contrats de sous-traitance portant sur des résidus miniers.
Les accusations portent sur des intérêts financiers qui seraient liés à ces activités. Elles font toutefois l’objet d’une instruction judiciaire en Belgique et ne constituent pas, à ce stade, une preuve de culpabilité.
De son côté, Denise Nyakeru conteste les griefs formulés contre elle et ses proches, tout en affirmant être disposée à collaborer pleinement avec les autorités judiciaires belges.