Exclu-Procès 100 jours: focus sur les motifs d'acquittement de Kamerhe et Jammal

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Vital Kamerhe, président de l'UNC et ancien Dircab du Chef de l'État
Vital Kamerhe, président de l'UNC et ancien Dircab du Chef de l'État

Par Laurent OMBA

Le Procès 100 jours a connu son épilogue, ce jeudi 23 juin 2022. Son principal renseignant: Vital Kamerhe et ses co-accusés, Sammih Jammal et Jeannot Muhima, ont été acquittés.

Poursuivis par le Ministère public pour détournement des fonds alloués aux travaux de construction des logements sociaux pour les militaires, dans le cadre du programme d'urgence de 100 jours du Chef de l'Etat, Kamerhe et consorts, après plus de deux ans d'emprisonnement, sont désormais libres, car déchargés de tout grief. 

Deux principaux motifs ont concouru à l'arrêt pris ce jeudi par la Cour d'appel de Kinshasa/Gombe, selon Me Tshitsha Bokolombe, une des avocats de Sammih Jammal, contacté par Opinion-info.cd.

Le premier motif, c'est l'absence d'éléments constitutifs de l'infraction de détournement des deniers publics. Le Ministère public, à l'en croire, n'a pas été en mesure de monter un dossier pouvant pousser le juge à reconnaître son client coupable de chef de détournement. 

Ce qui, de son avis, témoigne de l'innocence de Sammih Jammal, accusé à tort d'avoir détourné les fonds alors que des matériels ont été livrés (puis montés) et d'autres se trouvent encore bloqués dans certains ports africains, attendant que l'Etat congolais paie pour la douane.

Le second morif, c'est l'absence des preuves, renseigne Me Tshitsha Bokolombe, soulagé de voir son client innocenté après deux années de bataille judiciaire.