Présidence de la CENI : Thierry Monsenepwo dénonce une once de mauvaise foi de la CENCO

Catégorie
Image
Thierry-Monsenepwo
Thierry-Monsenepwo

Par la rédaction

Le président de ligue des jeunes de la Convention des Congolais ( CCU), Thierry Monsenepwo se dit vivement indigné de l'échec pour les chefs religieux à trouver un consensus sur le nom du successeur de Corneille Nangaa à la présidence de la CENI. Ce bras droit  de Lambert Mende, ancien ministre de médias, estime que cet échec est à cause de la mauvaise foi des prélats catholiques.

Intervenant dans une émission,   Thierry Monsenepwo a fait remarquer que l'époque où certaines confessions religieuses se considéraient comme supérieures à d'autres est bien révolue du fait du poids en nombre de leurs fidèles. « Dans ce contexte précis une confession religieuse étant égale à une voix. En quoi celle des uns est prépondérante par rapport à d'autres ? », s'interroge Jean Thierry Monsenepwo qui relève que la Cenco a soutenu un candidat qui malheureusement, au premier tour, a été balayé.

« Denis Kadima n'a eu de péché, à leurs yeux, que d'être de la même province que le chef de l'État Félix Tshisekedi. Ce qui n'est nullement un élément majeur pour écarter un postulant. Et à eux, préconise-t-il, de donner formellement la preuve de sa réelle proximité tribale ou politique avec le président de la République. Le consensus n'a pas été dégagé et il fallait passer au vote. Et pourquoi n'a-t-il pas eu lieu ? On sait très bien que s'il y a vote, à coup sûr la majorité l'emportera. Et que dire des menaces et autres raisons évoquées par la Cenco ?"

Le président de la ligue des jeunes de la CCU estime qu'il y a ambiguïté dans ce qu' avancent les religieux catholiques lesquels mettent en avant les menaces dont ils seraient l'objet.

Le président de la Cenco s'est refusé à donner des détails sur l’état d’avancement des discussions. « Nous nous préparons à aller déposer le rapport de notre travail à qui de droit. Et ce n'est que lui, qui peut donner d'autres commentaires pour réserver une issue quelconque à ce travail. »

Dans un document, les confessions religieuses exposent leurs points de divergence. Il est précisé que le vote n’a finalement pas eu lieu en raison de différences d’approches entre les deux camps. Pour les catholiques et les protestants, ce document est le seul qui engage leur plateforme.

Pour les catholiques et les protestants, des allégations et informations sur des pressions, menaces et tentatives de corruption pour imposer le candidat choisi remettent en cause son indépendance et sa crédibilité.

Lundi 2 août 2021 - 23:39