Par Serge Mavungu
Le blocage observé dans la désignation du nouveau remplaçant de l'actuel président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) par les confessions religieuses continuent à suscité des réactions dans les états-majors de politique.
C'est dans ce cadre que, la formation politique Rassemblement pour une Nouvelle Société (RNS) par le biais de son secrétaire général Blaise Tshiamala a, au cours d'un point de presse organisé ce samedi 07 juillet 2021 en son siège, déclaré que " la désignation du président de la CENI est très controversée, les interprétations qui découlent du processus de cette désignation deviennent inquiétantes et risque de nous faire perdre du temps comme par le passé".
Et de souligner : " le RNS refuse de se perdre dans les interprétations des mots et des positions partisanes.Mais trouve qu'il est important que l'assemblée nationale accorde deux semaines de travail aux confessions religieuses afin qu'elles nous choisissent un président de la CENI dans le respect de leur charte".
Pour le RNS, les confessions religieuses restent dépositaire des valeurs et portent en elles la lumière qui montre le chemin de la vie et de la vérité. À ce titre, elles auront pendant cette prolongation de temps l'obligation de résultat.
Le RNS regrette encore une fois que les expériences du passé soient ignorées par certains politiciens congolais. "Vous vous souviendrez qu'au-delà de toute revendication pertinente, en 2018, nous politiques avons passé inutilement le temps à refuser la feuille de route du regretté Abbé Malu-Malu, et après nous avons discuté pendant un long moment du calendrier électoral élaboré par ce dernier. Bref, nous avons perdu du temps dans des discussions infertiles".
Et d'ajouter : "Cette perte de temps a favorisé et facilité le glissement, d'ailleurs, nous sommes finalement allés aux élections avec le même calendrier électoral contesté".
En se servant de cette expérience, le RNS considère que la loi est déjà promulgué donc nous devons faire avec.
Certes, il y a des faiblesses, mais nous ne pouvons pas préparer encore une fois le lit du glissement par des contestations inavouées.
L'occasion faisant le larron, le RNS a rassuré la communauté nationale et internationale qu'il prendra part aux élections de 2023.
" Loin de nous la prétention d'y aller seul. Nous comptons attacher une majorité au Parlement, avec ceux qui partagent les mêmes idéaux que nous. C'est ici l'occasion de vous annoncer dans un avenir proche, la sortie officielle de notre plate-forme politique et électorale.