Serge Mavungu
Le bras de faire relatif à la question des finances publiques entre l'Inspecteur Général des Finances (IGF) et le Ministre de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST) n'a pas laissé indifférent le président de l'Assemblée provinciale de la Kinshasa (APK), Godé Mpoyi.
Pour ce professeur d'université, cette question est réglée par les finances publiques congolaises. À son avis, si les deux cadres avaient bien consulté les textes y relatifs, on en serait pas arrivé là.
Toutefois Godé Mpoyi a reconnu que l'IGF a raison de dire que tout doit être bancarisé, il en est de même, poursuit-il pour le Ministre de l'EPST qui tient à la qualité de l'enseignement et voulait que les surveillants soient payés à temps.
Pour ce faire, le président de l'APK recommande aux deux camps de bien relire la loi relative aux finances publiques de 2011 et ses mesures d'exécution.
« Il suffit seulement que le Ministre de l'EPST écrive à l'ordonnateur délégué du gouvernement central avec les différentes listes et les différents bénéficiaires selon les circonscriptions bancaires. L'ordonnateur du gouvernement va faire un faire un transfert à destination des ordonnateurs délégués provinciaux. Et c'est à partir de ces derniers que les comptables peuvent récupérer les fonds et procéder aux paiements », a indiqué Godé Mpoyi.
Et Godé Mpoyi de préciser : « la bancarisation congolaise viole la loi relative aux finances publiques. Elle met à l'écart l'un des acteurs principaux de l'exécution de dépense publiques, en l'occurrence les comptables publics ».
À en croire la loi de finances publiques congolaise, souligne-t-il, il revient seul au comptable public la charge d'effectuer un paiement dans une chaine de dépenses publiques.