Par Gloire Balolage
Cent quatorze entreprises appartenant à des jeunes entrepreneurs du Kasaï-Oriental ont reçu, ce mercredi, leurs documents de formalisation au cours d’une cérémonie organisée dans l’amphithéâtre de l’Université officielle de Mbujimayi. Cette initiative a été portée par le Fonds spécial pour la promotion, l’entrepreneuriat et l’emploi des jeunes (FSPEEJ), dans le cadre de l’accompagnement des jeunes porteurs de projets en République démocratique du Congo.
Cette remise de documents marque une étape importante dans le processus d’intégration des jeunes entreprises dans le circuit économique formel. Désormais reconnues légalement, ces structures pourront mieux développer leurs activités et accéder à de nouvelles opportunités dans le monde des affaires, selon les responsables du FSPEEJ.
Prenant la parole lors de cette cérémonie, Joseph Mbuyi, directeur général du FSPEEJ, a expliqué que cette formalisation représente bien plus qu’une simple remise de documents administratifs. Pour lui, les jeunes entrepreneurs bénéficient désormais d’une véritable identité économique qui leur permet de sortir du secteur informel et de renforcer leur crédibilité auprès des différents partenaires.
« Aujourd’hui, les jeunes entrepreneurs du Kasaï-Oriental ne reçoivent pas seulement des documents, mais accèdent surtout à une nouvelle opportunité. Aujourd’hui, ils reçoivent une identité économique. Auparavant, ils existaient de manière informelle, mais désormais ils sont créés de manière légale », a déclaré Joseph Mbuyi.
Le directeur général du FSPEEJ a également souligné que cette reconnaissance juridique ouvre la voie à plusieurs possibilités pour les bénéficiaires. Selon lui, les entreprises désormais formalisées pourront prétendre à des contrats, participer aux marchés publics et privés, mais aussi bénéficier de certains mécanismes de financement à travers des collaborations.
Pour Joseph Mbuyi, cette démarche s’inscrit dans une vision plus large visant à transformer le potentiel démographique de la RDC en un moteur de création de richesses et d’emplois. Il a rappelé que plus de 70 % de la population congolaise est jeune, un potentiel qui nécessite un encadrement, une formation et un accompagnement appropriés.
« Cette synergie matérialise la volonté des autorités publiques de canaliser les dividendes démographiques de la RDC, où plus de 70 % de la population est jeune, vers la création de richesses et d’emplois durables », a-t-il indiqué, tout en avertissant que sans accompagnement adéquat, ce potentiel pourrait devenir une source de fragilité pour le pays.