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Mouvement contre les casques bleus : bilan revu à la hausse, le Gouvernement et la MONUSCO pensent qu'il est bien l'heure de passer à la désescalade

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Patrick Muyaya Katembwe en conférence de presse avec le Représentant spécial adjoint du secrétaire général de l'ONU en RDC, Khassim Diagne
Patrick Muyaya Katembwe en conférence de presse avec le Représentant spécial adjoint du secrétaire général de l'ONU en RDC, Khassim Diagne

Par Serge Mavungu

L'actualité en RDC reste dominée par les manifestations anti-Monusco à Goma et Butembo, dans la province du Nord-Kivu.

Et pour cause, ces manifestants accusent la Mission Onusienne d'être inefficace dans la lutte contre les groupes armés qui écument cette partie de la RDC.

Ces manifestation ont causé des dégâts et des pertes en vies humaines. Au total quinze personnes ont perdu la vie dont douze civils et trois casques bleus.

Cette question aussi importante a été au centre d'un briefing presse spécial co-animé par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe avec le Représentant spécial adjoint du secrétaire général de l'ONU en RDC, Khassim Diagne, mardi 26 juillet 2022 à Kinshasa.

 "Il est temps de passer à la désescalade et que dans la confusion, dans le chaos, dans les troubles, rien ne peut se régler. Je crois que nous venons de vivre 48 heures assez difficile non seulement pour la MONUSCO mais surtout pour les populations congolaises à Goma, ailleurs où la tension règne et pratiquement les populations ne peuvent plus vaquer à leur occupation. Je crois qu'il faudrait enclencher une nouvelle phase", a déclaré le Représentant spécial adjoint du secrétaire général de l'ONU en RDC.

Tout en appelant toutes les parties à la retenue, Khassim Diagne a soulevé la nécessité de communiquer sur le plan de transition. "Je salue l'engagement du gouvernement à ce niveau pour non seulement renforcer la sécurité de nos installations, mais aussi rassurer le personnel civil que militaire que nous sommes à côté du gouvernement pour apporter notre contribution même modeste à l'œuvre de consolidation de la paix à l'Est de la République Démocratique du Congo."

À en croire le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, rien ne peut justifier une quelconque forme de violence.

"Ni sur les populations manifestantes encore moins sur les installations de la MONUSCO. Cela doit être bien claire", a-t-il souligné. 

Le ministre de la Communication et Médias a assuré par ailleurs que les enquêtes ont été diligentées par la justice Congolaise auxquelles se sont joints l'auditorat militaires et la MONUSCO.

Il sera donc question d'identifier les corps des personnes décédées et en même temps, une enquête balistique va permettre l'identification des balles qui ont conduit à la mort toutes ces personnes.

Mercredi 27 juillet 2022 - 07:59