Par Gloire Balolage
La ministre des Affaires étrangères de la RDC -République démocratique du Congo-, Thérèse Kayikwamba Wagner, a reçu, ce mercredi, en audience Shafi Al-Hajri, Chargé d’Affaires de l’Ambassade du Qatar à Kinshasa.
Cette rencontre diplomatique a été l’occasion pour les deux parties de faire le point sur le processus de paix en cours, avec un accent particulier sur l’initiative de Doha, où le Qatar joue un rôle de médiation clé dans la résolution du conflit opposant le Gouvernement congolais au mouvement AFC/M23.
Au-delà de la situation sécuritaire, les échanges ont également porté sur le renforcement des relations bilatérales entre la RDC et le Qatar. Les discussions ont mis en avant les opportunités de collaboration dans les domaines du commerce, de la santé et de l’éducation, en vue de favoriser une prospérité partagée entre les deux nations.
Cette rencontre intervient dans un contexte délicat. Dix jours se sont écoulés depuis la signature d’une Déclaration de principes entre le Gouvernement congolais et l’AFC/M23. Ce document est censé ouvrir la voie à un accord de paix durable. Le cessez-le-feu, prévu pour entrer en vigueur le 29 juillet, marque un tournant important. Cependant, les avancées sur le terrain restent limitées, et plusieurs obstacles freinent le processus.
Selon nos informations, l’AFC/M23 a transmis à la médiation une liste de plus de 780 prisonniers, qu’il réclame comme condition préalable à toute reprise des pourparlers à Doha. Parmi ces détenus figurent une vingtaine de proches de Corneille Nangaa, coordinateur du mouvement AFC/M23. Et ce mouvement insiste : sans leur libération, aucun retour à Doha ne sera envisageable.
Du côté de Kinshasa, la position reste prudente. Les autorités congolaises affirment que les libérations se feront au cas par cas, dans le cadre des négociations en cours sur l’accord final.