Par Patrick Kitoko
Après le décès tragique de Madame Divine Kumasamba, une réunion réunissant le ministre de la Santé Publique, de l’Hygiène et de la Prévoyance Sociale, Samuel Roger Kamba, ainsi que les directeurs de tous les hôpitaux de Kinshasa s’est tenue ce mercredi 17 septembre 2025, à Kinshasa.
Cette rencontre a mis en lumière la nécessité urgente de réformer le système de santé afin de garantir que l’accès aux soins soit une priorité absolue, avant toute considération financière.
Le ministre de la Santé a insisté sur l’importance de l’humanité et de la responsabilité éthique des professionnels de santé. Il a fermement rappelé que les soins aux patients en état critique doivent être dispensés immédiatement, sans attendre de paiement. Une grille tarifaire officielle pour les soins sera bientôt publiée afin d’assurer transparence et équité.
Pour garantir que les hôpitaux puissent répondre efficacement aux urgences, il a été décidé que chaque établissement devra désormais disposer d’une marge de péréquation dédiée aux cas critiques.
Une mesure fiscale majeure a été annoncée pour financer ces initiatives : une taxe de 2 % sera appliquée à tous les produits importés, à l’exception des produits alimentaires. Ce décret, signé par la Première Ministre, permettra d’investir dans le secteur de la santé afin d’améliorer l’offre de soins et les infrastructures.
Dans l’objectif de renforcer les soins préhospitaliers, le ministre a annoncé le lancement d’un programme de formation intensif au Maroc pour 200 professionnels de santé (médecins, infirmiers, sages-femmes). Ils seront formés sur la prise en charge des urgences, en coordination avec 50 équipes mobiles, dotées de 150 motos et de 65 ambulances, prêtes à intervenir rapidement.
Le ministre a rappelé que, même si certaines structures de santé sont privées, elles ont l’obligation de fournir un service public et ne peuvent en aucun cas refuser de soigner un patient en état critique. À ce titre, un arrêté ministériel a été signé sur-le-champ pour interdire formellement le refus de soins aux patients en situation d’urgence vitale.
Pour améliorer la coordination et l’accessibilité, une plateforme téléphonique dédiée sera mise en place avec le numéro d’urgence 151, permettant aux citoyens de signaler rapidement une urgence et d’obtenir de l’aide.
Le ministre a conclu en soulignant que le développement du pays est indissociable de l’amélioration de la santé des Congolais. Il a également mentionné que 240 centres de santé, construits en partenariat avec la Banque mondiale, sont achevés et n’attendent plus que leur inauguration pour être mis au service de la population.