Kinshasa, — Le Pullman Grand Hôtel de Kinshasa a servi de cadre ce 29 janvier à une cérémonie majeure pour l’avenir du système éducatif congolais, marquée par la validation institutionnelle des cadres politiques et normatifs dédiés à la formation des enseignants des six premières années de l’éducation de base.
Cet acte, considéré comme une étape déterminante dans l’amélioration de la qualité de l’enseignement en République démocratique du Congo, a réuni autorités nationales et partenaires internationaux engagés dans la transformation du secteur éducatif.

Une étape clé pour la professionnalisation des enseignants
Les travaux ont été ouverts par le Secrétaire général à l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Alexis Yoka, qui a souligné l’importance stratégique de cette validation dans la professionnalisation du corps enseignant et le renforcement durable de la qualité de l’éducation.
Prenant ensuite la parole, le représentant résident de l’UNESCO en RDC, Dr Isaias Barreto da Rosa, a salué la rigueur méthodologique ayant caractérisé l’élaboration des documents ainsi que la mobilisation exemplaire des équipes nationales et des partenaires techniques. Selon lui, cette validation confère désormais une légitimité institutionnelle pleine et entière aux instruments adoptés.
Des outils structurants pour la réforme éducative
La cérémonie s’est poursuivie par une présentation technique assurée par le Directeur a.i. de la DIFOR-BG et le SERNAFOR, mettant en lumière les contenus, les objectifs et la portée opérationnelle des instruments destinés à moderniser la formation initiale et continue des enseignants.
À l’issue des travaux, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, a procédé à la validation officielle de plusieurs instruments stratégiques majeurs, notamment :
le Cadre de référence de la formation initiale des enseignants des six premières années de l’éducation de base ;
le Cahier des charges et le Manuel de procédure des Humanités Pédagogiques Rénovées (HPR) ;
la Politique nationale de la formation continue des enseignants ;
le Cadre national de certification de la formation continue.
Transformer l’accès à l’école en réussite éducative
Dans son allocution, la ministre d’État a rappelé que la gratuité de l’enseignement primaire a permis d’élargir l’accès à l’école, mais que l’enjeu actuel demeure l’amélioration de la qualité des apprentissages.
« Si la gratuité a ouvert les portes de l’école, ces instruments doivent transformer cet accès en une véritable promesse de réussite », a-t-elle affirmé, appelant à une mise en œuvre immédiate et rigoureuse des réformes adoptées.
Elle a insisté sur le fait que l’excellence du système éducatif se mesure avant tout dans les salles de classe, à travers les compétences réelles acquises par les élèves.
Un engagement collectif pour l’avenir de l’école congolaise
La cérémonie s’est achevée dans un esprit d’unité et d’engagement partagé entre les autorités nationales et les partenaires techniques et financiers. Par cette validation, l’école congolaise franchit une nouvelle étape vers un système éducatif fondé sur la qualité, la professionnalisation et la performance.
Cette avancée s’inscrit dans le cadre du projet EFFICACE, mis en œuvre par l’UNESCO et financé par le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) à travers l’Agence française de développement (AFD).