Par Prosper Buhuru
Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé, mardi 10 février 2026, la cérémonie officielle marquant à la fois la sortie de la 9ᵉ promotion « Mamadou Ndala », l’entrée de la 10ᵉ promotion et le dixième anniversaire de l’École Nationale d’Administration (ENA), institution stratégique au cœur de la réforme de l’État en République démocratique du Congo.
Placée sous le haut patronage du chef de l’État, cette triple célébration a servi de tribune pour réaffirmer la centralité du capital humain dans la construction d’un État efficace. Par sa présence, Félix Tshisekedi a adressé un signal politique clair : la solidité de l’Administration publique dépend avant tout de la qualité des femmes et des hommes appelés à la servir.
Dans son allocution, le Président de la République a rappelé qu’un État fort ne se décrète pas. Il se bâtit progressivement, à travers des ressources humaines compétentes, une chaîne de commandement lisible, des procédures rationalisées, une culture du résultat et une éthique administrative rigoureuse. Une manière de repositionner l’ENA comme levier structurant de la gouvernance publique.
Prenant la parole, le vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, a inscrit cette dynamique dans la réforme globale engagée par son ministère. Celle-ci repose sur trois piliers : les hommes, les règles et les outils. Les agents sont formés et professionnalisés, le cadre normatif est modernisé et les instruments de gestion sont progressivement numérisés afin d’installer une administration performante, moderne et orientée vers les résultats.
Avec la sortie de la 9ᵉ promotion, baptisée « Mamadou Ndala », l’ENA totalise désormais 842 énarques formés en dix ans d’existence. Ce chiffre illustre la montée en puissance d’une institution appelée à renouveler les élites administratives et à consolider la capacité de l’État à mettre en œuvre les politiques publiques.
Dix ans après sa création, l’École Nationale d’Administration s’impose ainsi comme un maillon central de la transformation de l’appareil étatique congolais, dans un contexte où la performance administrative est devenue un enjeu majeur de crédibilité et d’efficacité publique.