Par Prosper Buhuru
La République démocratique du Congo entend profiter davantage des grandes plateformes internationales consacrées aux investissements pour promouvoir son potentiel économique et attirer de nouveaux partenariats stratégiques. Dans cette perspective, l’ambassadrice de la RDC aux États-Unis, Yvette Kapinga Ngandu, a échangé le 5 août 2026, à Washington, avec Florizelle « Florie » Liser, présidente-directrice générale du Corporate Council on Africa (CCA).
Au centre des discussions : la participation des plus hautes autorités congolaises au Sommet d’affaires États-Unis–Afrique 2026, prévu à Maurice, ainsi que les moyens de renforcer la visibilité de la RDC lors de ce rendez-vous économique majeur.
Cette rencontre intervient alors que Kinshasa cherche à consolider ses relations avec les investisseurs américains et les institutions financières internationales intéressées par les opportunités offertes par le continent africain. L’ambassade de la RDC aux États-Unis considère le partenariat avec le CCA comme un levier important pour connecter le pays aux entreprises, investisseurs et organismes de développement américains.
Figure reconnue dans le domaine des relations commerciales entre les États-Unis et l’Afrique, Florie Liser dispose d’une longue expérience en matière de politique commerciale. Ancienne représentante adjointe américaine au Commerce chargée de l’Afrique, elle a notamment supervisé les relations commerciales des États-Unis avec 49 pays d’Afrique subsaharienne avant de devenir la première femme à diriger le Corporate Council on Africa.
Organisé par cette organisation, le Sommet d’affaires États-Unis–Afrique constitue l’une des principales plateformes de dialogue économique entre Washington et les pays africains. L’édition 2025 avait réuni près de 2 800 participants venus de 85 pays, dont plus de 400 responsables gouvernementaux.
Pour l’édition 2026, placée sous le thème « Ouvrir de nouvelles perspectives pour la prospérité entre les États-Unis et l'Afrique », la RDC ambitionne de mettre en avant ses secteurs stratégiques, notamment les mines, l’agriculture, l’énergie et les infrastructures. Le pays entend également profiter de cette rencontre pour échanger avec des institutions américaines telles que la Société américaine de financement du développement international (DFC), la Banque d’import-export des États-Unis (EXIM Bank) et l’Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA).
À travers cette démarche, Kinshasa veut renforcer son positionnement comme une destination stratégique pour les investissements en Afrique et développer des partenariats économiques jugés mutuellement avantageux avec les acteurs américains.