Par Prosper Buhuru
La présidente du Réseau des femmes ambassadrices et médiatrices de territoires pour la paix, Liberata Buratwa Rubumba, a rendu hommage, un an jour pour jour, après la prise de contrôle de Goma par une administration de facto, à la résilience des populations et particulièrement au rôle central des femmes dans la survie des communautés.
Dans une déclaration publique, elle dresse le bilan d’une année marquée par l’incertitude et de fortes contraintes socioéconomiques. Elle évoque notamment l’absence d’un aéroport fonctionnel, l’accès limité aux services bancaires, les déplacements répétés des populations ainsi qu’une précarité accrue des moyens de subsistance.
Malgré ce contexte difficile, Liberata Buratwa Rubumba souligne que la population de Goma a fait preuve d’une endurance remarquable. Elle met en lumière la contribution déterminante des femmes, qu’elles soient mères, commerçantes, cheffes de ménages, déplacées ou actrices communautaires.
Selon elle, ces femmes ont maintenu les familles debout, réinventé des stratégies de survie et consolidé les mécanismes de solidarité dans les quartiers affectés. Par des actions quotidiennes, souvent discrètes, elles ont contribué à la cohésion sociale, à la médiation communautaire et au maintien de l’espoir.
En sa qualité de femme ambassadrice et médiatrice de paix, ainsi que volontaire humanitaire, Liberata Buratwa Rubumba salue également l’engagement des acteurs communautaires mobilisés pour répondre aux besoins essentiels des populations.
Au-delà du constat, son message insiste sur la nécessité d’un accompagnement durable. Pour elle, la résilience démontrée par les femmes et les communautés de Goma mérite reconnaissance, soutien structuré et réponses adaptées aux défis humanitaires persistants.
Cette déclaration intervient dans un contexte où les enjeux sociaux et économiques demeurent pressants, et où la consolidation du tissu communautaire reste un facteur clé de stabilité locale.