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Kwango : reddition spectaculaire des leaders Mobondo à Batshongo-Village

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Le Ministre délégué à la Défense nationale en charge des anciens combattants, Éliezer NTAMBWE MPOSHI lors d'une cérémonie de reddition des Mobondos
Le Ministre délégué à la Défense nationale en charge des anciens combattants, Éliezer NTAMBWE MPOSHI lors d'une cérémonie de reddition des Mobondos

Par Don Benjamin Makolo

Après deux jours d’attente fébrile, la nouvelle est finalement tombée au coucher du soleil sur Batshongo-Village, dans la province du Kwango. Des hommes armés, identifiés comme des éléments du phénomène Mobondo, ont fait leur apparition dans la soirée de ce jeudi 12 février 2026, avant de déposer les armes et de se rendre aux autorités.

Selon des sources locales, plusieurs figures influentes du mouvement ont accepté de renoncer officiellement à leurs activités armées. Parmi elles figurent mupepe, solo ya ebembe et Immortel, considérés comme des leaders Mobondo opérant dans cette partie du territoire. Ils se sont rendus avec leurs éléments et ont promis de collaborer avec le gouvernement.

Cette reddition marque une étape importante dans les efforts de pacification de la région, longtemps secouée par l’activisme des milices Mobondo. L’opération est perçue comme une victoire politique et sécuritaire pour Son Excellence Eliezer Ntambwe, dont l’implication aurait facilité ce dénouement.

Par ailleurs, des révélations préoccupantes émergent concernant la source d’approvisionnement en armes de ces milices. Selon plusieurs témoignages concordants, une partie de leur arsenal proviendrait d’affrontements directs avec les Forces armées de la République démocratique du Congo.

Lors de combats, des militaires tombés au front ou contraints à la fuite auraient laissé derrière eux des armes récupérées par les miliciens. Plus grave encore, des allégations font état de certains éléments indisciplinés des FARDC qui auraient vendu des armes aux Mobondo, alimentant ainsi le cycle de violence.

Ces informations, si elles sont confirmées, posent la question cruciale de la discipline et du contrôle des armes au sein des forces régulières, dans un contexte où la stabilisation du Kwango demeure une priorité nationale.

Les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur ces accusations, mais cette reddition pourrait ouvrir la voie à un processus plus large de désarmement et de réintégration dans la région.

Vendredi 13 février 2026 - 13:09