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RDC : le Gouvernement et le Fonds de l’ONU pour la paix adoptent un nouveau cadre stratégique quinquennal pour renforcer la consolidation de la paix en 2026

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Par Prosper Buhuru

Le Comité de Pilotage Conjoint du Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix (PBF) s’est réuni, le 12 février 2026, à Kinshasa, sous la co-présidence du ministre d’État au Plan et à la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo, et du Coordonnateur résident a.i. des Nations Unies en RDC, Alain Akpadji.

Cette session a rassemblé plusieurs membres du Gouvernement, notamment les ministres en charge de l’Intégration régionale et du Genre, ainsi que des représentants d’autres ministères, des organisations bénéficiaires, des donateurs, des acteurs de la société civile et la Banque mondiale. Les participants ont dressé l’état des lieux du portefeuille actuel du PBF et examiné les perspectives de consolidation de la paix pour l’année 2026.

Dans son intervention, Guylain Nyembo a rappelé que la République démocratique du Congo demeure confrontée à des défis sécuritaires, humanitaires et de développement majeurs. Il a souligné l’engagement du Gouvernement à y répondre de manière structurelle afin de garantir la stabilité institutionnelle et économique, considérée comme un socle indispensable à une paix durable. Le ministre d’État a également salué les avancées diplomatiques enregistrées en 2025 sous l’impulsion du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, notamment la signature de l’Accord de paix de Washington, estimant que cette dynamique impose de renforcer les capacités d’anticipation et de gestion des urgences post-conflit.

Les membres du Comité ont validé les recommandations issues de l’évaluation des projets clôturés, le plan d’action pour 2026 ainsi que le nouveau Cadre de Résultats du portefeuille du PBF en RDC. Le pays devient ainsi l’un des premiers bénéficiaires du Fonds à se doter d’un cadre stratégique quinquennal. Cet outil vise à améliorer la collecte des données, la capitalisation des acquis et l’orientation des interventions futures. Il s’aligne sur le Cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable 2025-2029, garantissant une meilleure harmonisation des actions et du suivi.

Pour Alain Akpadji, le PBF constitue un instrument catalyseur permettant d’inscrire durablement la paix dans les politiques publiques, en synergie avec les partenaires techniques et financiers, y compris les institutions financières internationales et le secteur privé. Il a mis en avant des initiatives innovantes, telles que le projet d’appui aux retournés au Sud-Kivu inscrit dans la stratégie Protection, Assistance et Résilience (PAR), ainsi que le programme « Vision et gouvernance de la Paix ».

À la lumière de l’évaluation indépendante couvrant la période 2019-2024 et des premières leçons tirées des projets clôturés en 2025, le Fonds entame une nouvelle phase d’intervention, présentée comme plus structurante et davantage alignée sur les priorités nationales. Les consultations menées avec les ministères, les Directions des Études et de la Planification et les comités provinciaux du Tanganyika et du Sud-Kivu ont mis en évidence l’importance d’une appropriation locale accrue pour assurer la durabilité des résultats.

La réunion s’est conclue sur un appel à la mobilisation collective autour de la planification, de la modernisation des interventions et de la transformation durable des conditions de vie des populations affectées par les conflits.

Vendredi 13 février 2026 - 16:25