Par Grevisse Tekilazaya
Il aura fallu attendre quelques jours pour que le Gouvernement congolais réagisse à la récente interview accordée par l'ancien Président de la République Joseph Kabila aux médias belges. Réagissant au terme "Congolisation" employé par l'ex-chef de l’État, le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, interpelle dès lors le patriotisme de la population.
"Moi, je vais interdire à tous les Congolais, patriotes, de répéter ce mot-là", a-t-il déclaré lors d'un briefing de presse animé, mardi 24 mars 2026, à Bandundu-ville.
Outre la réaction du Gouvernement, plusieurs interventions ont été enregistrées sur les réseaux sociaux. C'est notamment le cas du docteur Silas Makangu, professeur d'université. Ce dernier estime que "si la crise en RDC persiste, on pourrait entendre parler demain de la Congolisation d'un État, comme étant le processus de déstabilisation sécuritaire d'un État faible, pourtant riche en ressources, sans volonté de puissance et qui héberge un nombre élevé de groupes armés, ou encore un État qui subit l'hégémonie d'un voisin plus petit que lui".
L'opposition, quant à elle, s'est abstenue de tout commentaire. Plusieurs leaders de ce camp préfèrent plutôt s'ériger contre le changement et/ou révision de la constitution.