Par Don Benjamin Makolo
La publication de la liste définitive des candidatures à la présidence de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) continue de susciter de vives réactions. Parmi les voix qui se sont élevées, celle de Kevin Issa, l’un des candidats recalés, retient particulièrement l’attention.
Dans une déclaration publiée ce mardi 12 mai 2026 sur le réseau social X, le jeune candidat a exprimé sa gratitude envers ses soutiens tout en dénonçant ce qu’il qualifie d’« injustice flagrante » dans le processus électoral.
« Suite à la publication de la liste définitive des candidatures à la présidence de la Fédération congolaise de football association, je tiens à exprimer ma profonde gratitude à ceux qui m’ont accordé leur confiance, leur soutien et leurs encouragements tout au long de ce processus », a-t-il écrit.
Kevin Issa estime que l’exclusion de plusieurs candidatures et la configuration actuelle du scrutin, marquée par la présence d’un candidat unique, portent atteinte à la crédibilité du processus électoral.
« Malheureusement, cette élection restera marquée par une injustice flagrante », a-t-il déploré. « L’élimination de plusieurs candidatures, laissant place à un candidat unique, soulève de sérieuses interrogations sur l’équité, la transparence et la crédibilité de ce processus. Cette situation prive notre football d’un véritable débat démocratique et d’une opportunité réelle de renouvellement », a-t-il insisté.
Au-delà de la contestation du processus, le candidat met également en avant la question de la représentativité de la jeunesse dans les instances dirigeantes du football congolais. « En tant que plus jeune candidat engagé dans cette course, je ne peux m’empêcher de constater une forme de marginalisation de la jeunesse congolaise », a-t-il relevé.
« Pourtant, notre jeunesse représente l’avenir, l’énergie, l’innovation et l’espoir dont notre football a besoin pour se reconstruire et rayonner à nouveau », a-t-il soutenu.
Malgré son exclusion, Kevin Issa affirme vouloir poursuivre son engagement pour la réforme et le développement du football national.
« Je quitte cette étape avec dignité, la tête haute, sans amertume, mais avec une détermination encore plus grande », a-t-il affirmé.
« Cet obstacle ne marque pas une fin, mais le début d’un engagement plus profond pour défendre une vision moderne, juste et ambitieuse de notre football », a-t-il poursuivi.
Dans un message adressé à la jeunesse congolaise, il appelle à la persévérance et à la résilience face aux obstacles institutionnels.
« À toute la jeunesse congolaise, je lance ce message : ne perdez jamais espoir », a-t-il lancé.
« Les portes qui se ferment aujourd’hui préparent parfois les victoires de demain. Restons debout, mobilisés et déterminés, car notre heure viendra », a-t-il exhorté.
Il conclut sa déclaration par un message d’espoir pour le renouveau du football congolais et la nouvelle dynamique qu’il entendait insuffler une fois élu président de l’organe faîtier du football en République démocratique du Congo.
« Le combat pour le changement, la justice et le renouveau continue », a-t-il martelé.
« Et demain, plus forts, plus unis et plus déterminés, nous ferons entendre notre voix », a-t-il conclu.
Cette sortie intervient dans un contexte électoral déjà tendu au sein de la FECOFA, dont le processus est suivi de près par les acteurs du football national. Certains dénoncent un manque d’inclusivité et appellent à davantage de transparence dans la gouvernance du sport roi en République démocratique du Congo.