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Massacres en Ituri : Denis Mukwege dénonce la banalisation des atrocités et appelle à un sursaut national

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Le Prix Nobel de la paix Denis Mukwege  [photo d’illustration]
Le Prix Nobel de la paix Denis Mukwege [photo d’illustration]

Par Prosper Buhuru

Le Prix Nobel de la paix Denis Mukwege a exprimé, ce vendredi 3 avril 2026, son indignation face aux violences persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo, dénonçant une « dépréciation de la vie humaine », à la suite du récent massacre survenu à Bafwakoa, dans territoire de Mambasa, en Ituri.

Dans une déclaration rendue publique, le médecin congolais se dit « horrifié » par les tueries, attribuées aux terroristes ADF -Allied Democratic Forces-, perpétrées dans la nuit du 1er au 2 avril. Le bilan officiel fait état d’au moins 43 civils tués, avec plusieurs personnes portées disparues.

Denis Mukwege déplore la répétition de ces violences d’une extrême brutalité dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, où femmes, hommes et enfants continuent d’être victimes d’exactions commises par divers groupes armés, dont la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO) et les ADF.

Au-delà du drame humain, il s’inquiète de la banalisation de ces crimes dans l’opinion publique et dans l’actualité, qu’il considère comme le signe d’une crise morale profonde.

« Ces exactions passent comme de simples faits divers », regrette-t-il, évoquant une société confrontée à une forme d’indifférence collective face à l’horreur.

Le Prix Nobel appelle ainsi à une prise de conscience nationale et internationale, estimant que de tels événements devraient susciter des réactions fortes et des réformes structurelles. Il met en garde contre des violences pouvant s’apparenter, selon lui, à des actes de génocide.

Face à cette situation, Denis Mukwege exhorte les autorités congolaises et la communauté internationale à sortir du silence et à agir pour restaurer la sécurité, protéger les populations civiles et garantir le respect de l’État de droit dans les zones en conflit.

Son appel intervient dans un contexte de recrudescence des attaques dans l’Est du pays, où les populations civiles continuent de payer le prix fort de l’insécurité persistante.

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Vendredi 3 avril 2026 - 16:29