Par Prosper Buhuru
La récente émission d’eurobonds par la République démocratique du Congo continue de susciter des réactions dans les milieux économiques et politiques. Parmi elles, celle de Thierry Monsenepwo, ambassadeur et président du conseil d’administration de Cobil SA, qui voit dans cette opération une étape décisive pour la crédibilité financière du pays.
Pour lui, la levée de 1,2 milliard de dollars sur les marchés internationaux dépasse le simple cadre financier. Elle constitue, selon ses termes, « une validation » des efforts engagés par les autorités congolaises pour repositionner le pays sur la scène économique mondiale. Il estime que cette réussite traduit un regain de confiance des investisseurs internationaux envers la signature de la RDC.
Dans une interview accordée à nos confrères d’Ouragan, Thierry Monsenepwo attribue cette performance à une coordination efficace au sommet de l’État. Il salue d’abord l’impulsion donnée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qu’il considère comme l’architecte de cette ouverture aux marchés internationaux.
Il met également en avant le rôle de la Première ministre Judith Suminwa, dont le Gouvernement a, selon lui, assuré le cadre politique et économique nécessaire à la concrétisation de cette opération.
Mais c’est surtout l’action du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qui retient son attention. Thierry Monsenepwo loue une gestion rigoureuse des équilibres macroéconomiques ainsi qu’un dialogue maîtrisé avec les marchés financiers ; éléments qu’il juge déterminants dans la réussite de cette émission d’eurobonds.
Allant plus loin, il appelle à une reconnaissance officielle de cette performance, estimant que le ministre des Finances mérite d’être décoré pour cette avancée qu’il qualifie de majeure pour le système financier congolais.
À travers cette prise de position, Thierry Monsenepwo met en lumière, au-delà de l’opération elle-même, la dynamique institutionnelle qui a permis à la RDC de franchir un cap dans son accès aux financements internationaux.