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Motion de défiance contre le VPM Jacquemain Shabani : André Mbata prône l’apaisement et la discipline au sein de l'Union sacrée

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Professeur André Mbata, Secrétaire permanent de l'Union sacrée de la nation
Professeur André Mbata, Secrétaire permanent de l'Union sacrée de la nation

Par Serge Mavungu

La majorité veut calmer le jeu. Face aux spéculations autour de la motion de défiance visant le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, le secrétaire permanent de l’Union sacrée, André Mbata, est monté au créneau pour fixer la ligne et désamorcer toute lecture de crise.

Au cours d’un point de presse organisé à Kinshasa, il a tenu à replacer le débat dans son cadre constitutionnel. La motion de défiance, a-t-il rappelé, est un mécanisme prévu par la Loi fondamentale et relève du pouvoir de contrôle du Parlement. Son dépôt ne traduit pas, en soi, une crise politique. Pour André Mbata, il s’agit d’un processus normal dans le fonctionnement des institutions démocratiques et il doit être analysé comme tel.

Le ton de l’échange est resté mesuré mais ferme. Sans verser dans les attaques personnelles, le secrétaire permanent a privilégié une approche institutionnelle face aux questions. Ses réponses ont néanmoins laissé transparaître une volonté claire de recadrage politique. Il a insisté sur la responsabilité des acteurs de la majorité dans le respect des orientations communes, signe que les équilibres internes font l’objet d’une attention particulière.

Sur le fond, aucune annonce majeure n’a été faite. André Mbata n’a dévoilé aucune initiative précise et a laissé entendre que la réflexion se poursuit au sein de la majorité, dans un cadre qu’il veut maîtrisé. L’exercice s’apparente donc à une clarification : réaffirmer l’organisation de la coalition, consolider la lecture politique des récents événements et contenir les divergences qui s’expriment.

Ce point de presse intervient alors que les rapports de force au sein de l’Union sacrée alimentent les interprétations. Sans bouleverser le paysage politique, l’intervention contribue à fixer la position officielle de la majorité sur un dossier sensible, en rappelant les règles du jeu institutionnel et en évitant d’ouvrir un front supplémentaire.

En somme, la majorité joue la carte de la stabilité : reconnaître le droit du Parlement, encadrer les débats en interne et afficher une ligne commune, sans précipiter de décision.

Vendredi 17 avril 2026 - 15:58