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Disparition de Thiery Abisi au Nord-Kivu : la société civile accuse des éléments du M23 et exige sa libération immédiate

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Thiery Abisi [photo d'illustration]
Thiery Abisi [photo d'illustration]

Par la Rédaction 

La Coordination provinciale de la Société civile Forces vives du Nord-Kivu est sans nouvelles de Thiery Abisi depuis le 7 mars 2026. Président du noyau de la société civile du groupement de Bambu, en chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru, sa disparition suscite une vive inquiétude dans un contexte sécuritaire particulièrement dégradé dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon les informations rendues publiques, cette disparition intervient alors que plusieurs acteurs de la société civile et défenseurs des droits humains ont été contraints de fuir leur milieu de vie pour des raisons de sécurité. Cette situation témoigne d’un climat d’insécurité persistant qui affecte gravement les activités des structures citoyennes dans la région.

Après la chute du groupement de Bambu, Thiery Abisi s’était réfugié dans le village de Bushwaga, situé dans le groupement Buvira, en territoire de Nyiragongo. D’après des sources jugées crédibles, il aurait quitté ce lieu pour se rendre à Goma. Depuis ce déplacement, aucune nouvelle de lui n’a été enregistrée, renforçant les inquiétudes de ses proches et de ses collègues.

Des témoignages concordants rapportent qu’il aurait été interpellé par des éléments du M23 avant d’être conduit vers une destination inconnue. Malgré les démarches entreprises par sa famille, ses collaborateurs ainsi que les structures de la société civile, aucune information officielle n’a pu être obtenue quant à son lieu de détention ou à son état de santé.

Face à cette situation, la Société civile Forces vives du Nord-Kivu exprime une profonde indignation et condamne fermement un acte qu’elle considère comme assimilable à une disparition forcée. Elle dénonce également le ciblage des acteurs de la société civile, des défenseurs des droits humains et des leaders communautaires, qu’elle qualifie de violation grave des droits fondamentaux et du droit international humanitaire.

Dans sa déclaration, cette structure citoyenne exige la libération immédiate et sans condition de Thiery Abisi, tout en demandant que toute la lumière soit faite sur sa situation. Elle appelle en outre les responsables du M23 à respecter les droits humains et à garantir l’intégrité physique et morale de la victime.

Par ailleurs, un appel pressant est lancé à la communauté nationale et internationale, notamment aux Nations Unies, au Comité international de la Croix-Rouge ainsi qu’aux organisations de défense des droits humains, afin qu’elles s’impliquent activement dans les efforts visant à obtenir sa libération. La Société civile réaffirme enfin sa détermination à suivre de près cette affaire et appelle à une mobilisation urgente pour mettre fin à ces pratiques jugées inacceptables dans les zones affectées par le conflit.

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Mercredi 22 avril 2026 - 21:00