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RDC : Jean Baudouin Mayo plaide pour une refonte constitutionnelle et défie le verrou de l’article 220

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Jean Baudoin Mayo Mambeke, Haut cadre de l'Union pour la Nation Congolaise (UNC) parti cher à Vital Kamerhe
Jean Baudoin Mayo Mambeke, Haut cadre de l'Union pour la Nation Congolaise (UNC) parti cher à Vital Kamerhe

Par Patrick Kitoko

Vingt ans après son adoption, la Constitution du 18 février 2006 de la République Démocratique du Congo revient au cœur du débat politique. Jean Baudouin Mayo Mambeke, cadre influent de l’UNC -Union pour la Nation Congolaise-, parti dirigé par Vital Kamerhe et ancien ministre, appelle à une révision en profondeur du texte fondamental.

Selon lui, deux failles structurelles majeures entravent le bon fonctionnement des institutions. D’une part, le régime semi-parlementaire en vigueur, qu’il considère comme vulnérable aux pressions et aux jeux d’influence des chefs de partis politiques. 

« Ce système est devenu l’otage de logiques partisanes qui freinent l’action publique », estime-t-il.

D’autre part, la décentralisation, pourtant érigée en pilier de la gouvernance, reste inachevée dans son architecture institutionnelle, limitant son efficacité sur le terrain.

Face à ces constats, Jean Baudouin Mayo Mambeke plaide pour un basculement vers un régime présidentiel. Il défend également une restructuration des institutions, qu’il souhaite adapter aux capacités réelles de l’État congolais, tant sur le plan administratif que financier.

L’ancien ministre rejette, par ailleurs, l’argument, selon lequel, la Constitution serait verrouillée par certaines dispositions, notamment l’article 220 de la Constitution congolaise, souvent invoqué pour limiter toute révision. À ses yeux, aucune norme juridique ne saurait entraver durablement la souveraineté populaire.

« Un peuple conserve toujours le droit de réviser les règles qu’il juge dépassées ou inadaptées à son évolution », soutient-il.

Cette prise de position relance ainsi le débat sur l’avenir institutionnel de la République Démocratique du Congo, à un moment où certains acteurs politiques appellent à des réformes pour renforcer la stabilité et l’efficacité de la gouvernance.

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Lundi 4 mai 2026 - 17:47