Par Patrick Kitoko
La première journée des épreuves hors session de l’Examen d’État a été marquée par de sérieuses perturbations dans le groupement Walowa Yungu, situé en territoire de Walikale, dans la province éducationnelle Nord-Kivu 3.
Selon la société civile locale, un seul centre sur les trois que compte cette entité a effectivement fonctionné.
D’après Fiston Misona, président de la société civile territoriale de Walikale, cette situation est principalement due à l’insécurité persistante dans la zone. Il explique que plusieurs élèves ainsi que des inspecteurs n’ont pas pu rejoindre leurs centres d’examen, notamment en raison de blocages sur certains axes stratégiques.
“Certains centres ne sont pas opérationnels suite à la situation sécuritaire qui prévaut dans cette entité”, a-t-il déclaré. Il précise que des candidats et encadreurs devant transiter par Kashebere en direction de Walungu ont été empêchés de poursuivre leur route en raison de la présence d’éléments armés du M23.
Par ailleurs, des mesures prises par les autorités locales pour garantir la sécurité ont également contribué à bloquer certains élèves, les empêchant ainsi de passer leurs épreuves dans des conditions normales.
La situation sécuritaire s’est davantage détériorée avec l’assassinat, la veille au soir, de l’épouse d’un inspecteur basé à Kashebere, un acte vivement condamné par la société civile.
“C’est une situation que nous déplorons”, a insisté Fiston Misona, qui appelle les autorités congolaises à agir en urgence.
Face à ces difficultés, la société civile exhorte les autorités éducatives et sécuritaires à prendre des dispositions afin de permettre aux élèves affectés de participer aux épreuves. Elle plaide notamment pour des mesures exceptionnelles en faveur des candidats empêchés, afin d’éviter une année blanche pour ces derniers.
Cette perturbation met une fois de plus en lumière l’impact de l’insécurité sur le système éducatif dans certaines zones de l’Est de la République Démocratique du Congo, où les élèves continuent de payer un lourd tribut aux conflits armés.