Par la Rédaction
Dans le cadre des efforts d'amélioration des infrastructures routières et d'assainissement de la ville de Kinshasa, un ambitieux programme a été lancé, visant à développer 460 kilomètres de voirie en République démocratique du Congo. Cette annonce a été faite, mercredi 13 mai 2026, par le ministre des infrastructures, Alain Tshilungu, lors d'une séance de question orale avec débat initiée par le député Jared Phanzu.
« À ce jour, nous avons lancé les travaux sur trois catégories d'axes. Nous avons 71 axes où les travaux de voirie sont déjà achevés, 135 axes où les travaux sont en cours, et 96 axes pour lesquels les travaux n'ont pas encore commencé », a expliqué le ministre.
Les 71 axes achevés représentent 105,3 kilomètres, tandis que les travaux en cours couvrent 214 kilomètres. Les travaux restants à exécuter s'élèvent à 149 kilomètres, portant le total à 468,8 kilomètres programmés et engagés par le gouvernement provincial de Kinshasa.
En termes de pourcentage, Alain Tshilungu a précisé que « les travaux déjà réalisés représentent 22,5 % ; les travaux en cours représentent 45,7 % ; et les travaux programmés représentent pratiquement 32 %. De plus, le taux de 69 % évoqué pour le curage des caniveaux ne concerne pas l'ensemble des voiries de Kinshasa, mais plutôt le taux d'exécution des axes programmés dans le cadre du plan du gouvernement provincial ».
Le ministre a également souligné que le gouvernement a priorisé les artères principales, les avenues secondaires et certains caniveaux stratégiques pour répondre aux besoins urgents.
« Nous n'avons jamais affirmé que nous allions curer toute la ville de Kinshasa ni que les 69 % représentaient l'ensemble des ouvrages de drainage de la capitale. Nous avons identifié les bassins versants les plus problématiques, les rivières présentant des risques et les collecteurs prioritaires », a-t-il ajouté.
Pour assurer le curage d'une grande partie de la capitale, un budget estimé à 15 millions de dollars américains serait nécessaire. Alain Tshilungu a insisté sur la nécessité d'un plan annuel permanent de curage avec plusieurs interventions par an.
« Le curage ne doit pas être ponctuel. Nous envisageons d'effectuer au moins quatre opérations de curage par an à Kinshasa », a-t-il déclaré.
Concernant l'attribution des marchés publics, le ministre a assuré que toutes les procédures ont été exécutées conformément à la loi n°10/010 du 27 avril 2010 relative aux marchés publics. Tous les prestataires retenus ont obtenu les autorisations nécessaires ainsi que les avis de non-objection conformément à la réglementation en vigueur à Kinshasa.