Révision constitutionnelle en RDC : « Le 3ᵉ mandat est impossible pour le président Félix Tshisekedi. Le peuple va-t-il le lui accorder par quelle magie ? » [Jean-Claude Katende]

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Jean Claude Katende président de l'Association Africaine de défense des droits de l'homme [photo d'illustration]
Jean Claude Katende président de l'Association Africaine de défense des droits de l'homme [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage

Alors que les débats autour de l’avenir politique de la République démocratique du Congo continuent d’alimenter l’espace public, certaines voix de la société civile s’élèvent pour contester toute possibilité d’un troisième mandat du président Félix Tshisekedi. Parmi elles, celle de Jean-Claude Katende, qui remet en cause la faisabilité politique et institutionnelle d’un tel scénario dans le contexte actuel du pays.

Le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) estime que l’idée d’un troisième mandat pour le chef de l’État ne pourrait être acceptée par la population sans un processus crédible et conforme aux principes démocratiques. Selon lui, le peuple congolais ne pourrait pas accorder une telle prolongation du pouvoir « par magie », faisant ainsi allusion à l’absence d’un cadre légal et électoral reconnu.

Dans sa déclaration publiée sur X, Jean-Claude Katende évoque également les difficultés liées à la situation sécuritaire dans l’Est du pays. Il s’interroge notamment sur la possibilité d’organiser un référendum dans un contexte marqué par la guerre et l’instabilité dans plusieurs zones stratégiques. Pour lui, les contraintes sécuritaires avancées pour justifier une éventuelle impossibilité d’organiser les élections générales en 2028 soulèvent aussi des interrogations sur la tenue d’un référendum.

L’activiste des droits humains cite particulièrement les villes de Goma et Bukavu, qui restent au centre des préoccupations sécuritaires dans l’Est de la RDC. Il estime qu’un processus référendaire organisé sans la participation effective de certaines parties du territoire national poserait un problème de légitimité et d’inclusivité démocratique.

Cette sortie médiatique traduit aussi les inquiétudes d’une partie des acteurs citoyens face aux enjeux politiques des prochaines années. Alors que la question sécuritaire demeure un défi majeur pour les autorités congolaises, plusieurs voix continuent d’appeler au respect du cadre constitutionnel ainsi qu’à l’organisation de processus électoraux transparents, inclusifs et apaisés sur l’ensemble du territoire national.

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Jeudi 14 mai 2026 - 11:13