Par Don Benjamin Makolo
Dans sa tribune intitulée « Carte blanche n°225 », publiée mardi 19 mai 2026, sur son compte X, Steve Mbikayi a réagi à la sortie officielle de la coalition de l’opposition dénommée « Coalition Article 64 » (C64), lancée à Kinshasa.
L’ancien ministre a salué la mise en place de cette plateforme politique, estimant que, malgré un « réveil tardif », une partie de l’opposition rejoint désormais la majorité sur un principe fondamental : le respect de l’ordre constitutionnel et le rejet de toute prise du pouvoir par la force.
Dans sa déclaration, Steve Mbikayi rappelle les dispositions de l’article 64 de la Constitution de la République démocratique du Congo. Il cite notamment le premier alinéa qui stipule que « tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution ».
Selon lui, majorité et opposition se retrouvent désormais sur ce terrain commun, celui du respect de la souveraineté populaire et des mécanismes démocratiques prévus par la loi.
« Dans une démocratie, seul le peuple souverain détient le droit de conférer le pouvoir et de décider librement de ceux qui l’exercent », écrit-il, ajoutant que toute tentative de renversement de l’ordre constitutionnel exposerait ses auteurs « à la rigueur de la loi ».
Toutefois, Steve Mbikayi souligne qu’un désaccord persiste entre les deux camps au sujet de la révision constitutionnelle. Il estime que l’opposition rejette cette perspective alors même que la Constitution prévoit elle-même les mécanismes permettant sa révision.
L’homme politique affirme également qu’aucune disposition constitutionnelle n’interdit au peuple congolais de se prononcer démocratiquement sur un éventuel changement de Constitution à travers les voies légales appropriées.
« La majorité conserve donc le droit de soumettre ses propositions au jugement du souverain primaire », soutient-il, précisant qu’une telle démarche « ne viole aucune disposition de la Constitution en vigueur ».
Enfin, Steve Mbikayi appelle à un débat démocratique apaisé entre acteurs politiques, loin des invectives et des tensions inutiles.
« Mutu abangisa moninga te », écrit-il en lingala, une expression qui invite les acteurs politiques à éviter les intimidations et à privilégier la confrontation des idées.
À l'en croire, seule la mobilisation populaire et la pédagogie politique permettront de convaincre le peuple, qu’il considère comme « le seul véritable arbitre de notre destinée collective ».