Par Serge Mavungu
Au cours du 91e Conseil des ministres qu’il a présidé le week-end, le chef de l'État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a interpellé le Gouvernement de la République sur l’exécution des accords internationaux conclus par la RDC.
Depuis des années, Kinshasa a signé de nombreux accords bilatéraux et multilatéraux. Ils couvrent des secteurs clés : infrastructures, énergie, mines, commerce, agriculture, santé, éducation, numérique et investissements. L’objectif affiché est de booster le développement économique et social du pays à travers une coopération internationale dynamique.
Mais pour le Président de la République, les signatures ne suffisent plus. Il faut des résultats concrets sur le terrain pour les Congolaises et les Congolais. Il a donc rappelé les orientations déjà données lors du 70e Conseil des Ministres du 12 décembre 2025.
Le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a instruit la Première Ministre de procéder à un état des lieux exhaustif de tous les accords signés par le Gouvernement. Chaque membre du Gouvernement devra transmettre la situation complète des accords qui relèvent de son secteur. Sont concernés les accords en cours d’exécution comme ceux qui ne sont pas encore lancés.
De ce travail doit naître une matrice consolidée, dynamique et régulièrement actualisée. Pour le Président, cet outil doit devenir l’instrument stratégique de pilotage du Gouvernement. Il devra détailler les objectifs de chaque accord, les gains attendus pour le pays, le niveau réel d’exécution avec des indicateurs précis, ainsi que les blocages institutionnels, techniques, financiers ou juridiques rencontrés. La matrice devra aussi proposer des mesures correctives et des recommandations opérationnelles.
Au-delà de la technique, le chef de l’État veut un cadre de référence pour le suivi-évaluation de tous les engagements internationaux. L’idée : donner au Gouvernement une visibilité claire sur l’état d’avancement, clarifier les responsabilités de chaque ministère, renforcer la coordination et anticiper les contraintes.
Le Président a appelé à une mobilisation responsable. Il a prévenu : les accords internationaux ne doivent pas rester de simples instruments diplomatiques. Ils doivent se traduire par des résultats visibles et durables, qui améliorent les conditions de vie, transforment l’économie et renforcent le rayonnement de la RDC.
La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a 30 jours pour présenter cette matrice au Conseil des ministres.