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Kinshasa : le gouverneur de la ville refuse d’autoriser le sit-in de l’opposition au Palais du Peuple pour des raisons de sécurité

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Le gouverneur de la ville de Kinshasa Daniel Bumba [photo d'illustration]
Le gouverneur de la ville de Kinshasa Daniel Bumba [photo d'illustration]

Par Gloire Balolage

À la veille du sit-in annoncé par plusieurs formations politiques de l’opposition, un nouveau bras de fer s’est engagé entre les autorités de la ville de Kinshasa et les organisateurs de cette mobilisation. Au cœur du différend figure le lieu choisi pour accueillir cette manifestation prévue vendredi 12 juin.

Les partis regroupés au sein de la Coalition Article 64 (C64) ainsi que d’autres forces de l’opposition avaient exprimé leur volonté d’organiser un sit-in devant le Palais du Peuple. Cette action vise à dénoncer ce qu’ils considèrent comme un projet de modification de la Constitution, perspective qu’ils rejettent fermement.

Cependant, les autorités urbaines de Kinshasa ont opposé une fin de non-recevoir à cette demande. Elles estiment que le Palais du Peuple constitue un « siège inviolable » qui ne peut dès lors servir de cadre à une manifestation politique de cette nature. Cette position a conduit l’administration urbaine à refuser l’autorisation sollicitée par les organisateurs.

Afin d’éviter l’annulation pure et simple de l’activité, les autorités ont proposé un autre site pour accueillir les manifestants. Le terrain Assossa, situé dans la commune de Kasa-Vubu, a ainsi été présenté comme une alternative susceptible d’abriter le rassemblement prévu par l’opposition.

Cette proposition n’a toutefois pas convaincu les organisateurs. La Coalition Article 64 et ses alliés ont rapidement rejeté cette option, réaffirmant leur volonté de tenir leur sit-in à l’endroit initialement choisi. Ce refus témoigne de la divergence persistante entre les deux parties sur les modalités de la manifestation.

Dans ce contexte, les tensions demeurent perceptibles à Kinshasa. L’absence d’accord sur le lieu du rassemblement entretient l’incertitude quant au déroulement de la mobilisation annoncée. Les positions affichées de part et d’autre laissent apparaître une situation de blocage à quelques heures de l’événement.

Alors que le débat autour d’un éventuel changement de la Constitution continue d’alimenter les discussions politiques, le sit-in du 12 juin s’annonce comme un nouveau point de friction entre les autorités et l’opposition. À la veille de cette mobilisation, le climat reste marqué par une forte tension et une attente soutenue autour de l’issue de ce dossier.

Jeudi 11 juin 2026 - 22:28