Par Don Benjamin Makolo
Le gouvernement provincial de Kinshasa a apporté un démenti formel aux informations diffusées par certaines sources de l’opposition à la suite du sit-in organisé ce vendredi 12 juin, lesquelles évoquaient des pertes en vies humaines et un bilan matériel plus lourd.
Dans sa mise au point, l’exécutif provincial affirme qu’aucun décès n’a été enregistré lors des incidents survenus aux abords des zones de manifestation. Les autorités précisent que la situation a été maîtrisée sans perte en vies humaines, malgré des tentatives de débordement observées sur le terrain.
Le bilan officiel communiqué fait état de 20 blessés légers, dont 15 éléments de la police et 5 manifestants, pris en charge après les heurts. Le gouvernement provincial indique également que près de cinq véhicules ont été incendiés au cours des tensions, confirmant ainsi l’existence de dégâts matériels limités mais réels.
Selon les autorités provinciales, des individus armés d’armes blanches auraient tenté de forcer les dispositifs de sécurité et de provoquer les forces de l’ordre déployées pour encadrer la manifestation. Ces actes, qualifiés de perturbateurs, auraient conduit à une réponse sécuritaire proportionnée visant à rétablir l’ordre public.
Tout en réaffirmant son respect du droit constitutionnel de manifester, l’exécutif provincial insiste sur la nécessité de préserver le cadre légal et l’ordre public. Il annonce par ailleurs qu’il se réserve le droit de saisir la justice afin que les responsabilités soient établies concernant les violences et les dégradations enregistrées lors de cette journée.