Par Patrick Kitoko
Des atteintes aux droits humains pourraient survenir dans le cadre de la manifestation annoncée pour le 8 juillet prochain en République démocratique du Congo, a averti mercredi le ministre des Droits humains.
Cette déclaration a été faite par Samuel Mbemba lors de la restitution d’une réunion tenue à Kinshasa avec plusieurs acteurs politiques et sociaux, notamment des représentants de partis de la majorité et de l’opposition, des organisations de défense des droits humains telles que l’ACAJ, l’ASADHO et la Nouvelle Société civile, ainsi que des représentants de confessions religieuses.
Selon le ministre, des informations issues de « plusieurs sources concordantes » font état de risques graves liés aux manifestations à venir. Il a notamment évoqué la possibilité d’atteintes à la vie de certains participants.
« Nous n’avons pas manqué de signaler ce que nous apprenons de plusieurs sources concordantes. Nous apprenons que, dans le cadre des manifestations à venir, dont celle prévue le 8 juillet, il y aura des atteintes à la vie des participants et que cela sera fait pour en imputer la responsabilité aux agents publics », a déclaré Samuel Mbemba devant la presse.
Le ministre a ajouté que, selon ces informations, certains organisateurs de la manifestation seraient eux-mêmes susceptibles de planifier des actes violents afin d’en attribuer la responsabilité aux forces publiques.
Ces déclarations interviennent dans un contexte politique tendu autour de l’organisation des rassemblements publics en République démocratique du Congo, où les questions de sécurité, de liberté de manifestation et de protection des droits fondamentaux restent au centre des débats entre acteurs politiques et société civile.