Par Serge Mavungu
La ministre de l'Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du climat, Marie Nyange, a présenté, mardi 7 juillet 2026, à Kinshasa, les grandes orientations de la nouvelle politique environnementale de la République démocratique du Congo. Au cœur de cette stratégie figurent le lancement du projet de couloir vert Kivu-Kinshasa et la réforme de la politique forestière.
Lors d'un briefing de presse coanimé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, la ministre a expliqué que le projet de couloir vert prévoit la création d'une aire protégée communautaire de 540 000 km², soit une superficie comparable à celle de la France. L'objectif est de concilier la protection des forêts, le développement économique, l'accès à l'électricité et l'amélioration des conditions de vie des communautés locales, en particulier des peuples autochtones.
Marie Nyange estime que cette initiative permettra non seulement de préserver les écosystèmes du Bassin du Congo, mais aussi de générer de nouvelles ressources pour l'État grâce à une économie fondée sur la valorisation durable des ressources naturelles.
Elle a, par la même occasion, annoncé que la nouvelle politique forestière de la RDC est désormais finalisée et sera prochainement soumise au Conseil des ministres.
Ce document doit servir de feuille de route pour une gestion plus durable des forêts congolaises, avec pour objectif de mieux protéger le patrimoine forestier, lutter contre l'exploitation illégale du bois, renforcer la participation des communautés locales et attirer davantage d'investissements dans l'économie verte. En parallèle, un nouveau Code forestier est en cours d'élaboration afin d'adapter le cadre juridique aux nouveaux défis environnementaux.
Évoquant enfin la baleine retrouvée morte sur le littoral de Muanda, Marie Nyange a indiqué que la RDC ne dispose actuellement que de deux spécialistes des cétacés, tous deux en mission à l'étranger au moment des faits. Faute d'équipements spécialisés et en raison des risques sanitaires liés à la décomposition de l'animal, les autorités avaient décidé de procéder à son enfouissement.