Par Prosper Buhuru
À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, le Gouvernement congolais entend prévenir toute tension susceptible de perturber la reprise des activités scolaires sur l’ensemble du territoire national. Lors de la 96ᵉ réunion du Conseil des ministres, la Première ministre, Judith Suminwa, a insisté sur la nécessité de faire un état des lieux rigoureux des engagements pris envers les partenaires sociaux.
Dans le prolongement de la communication du Président de la République, la cheffe du Gouvernement a placé la préparation d’une rentrée scolaire apaisée parmi les priorités de l’exécutif. L’évaluation demandée ne concerne toutefois pas uniquement le secteur de l’Éducation nationale. Elle s’étend également à l’Administration publique, à la Santé publique ainsi qu’à l’Enseignement supérieur, universitaire, recherche scientifique et innovations.
Judith Suminwa veut ainsi disposer d’une situation actualisée sur le niveau d’exécution des différents engagements pris par l’État envers les partenaires sociaux. Cette démarche doit notamment permettre d’identifier les éventuelles contraintes opérationnelles et financières susceptibles de compromettre leur mise en œuvre.
À partir de cet état des lieux, le Gouvernement devra dégager des arbitrages stratégiques, avec un double impératif : préserver la paix sociale et respecter les équilibres macroéconomiques ainsi que les règles de gouvernance budgétaire de l’État.
Dans cette perspective, la Première ministre a instruit plusieurs membres du Gouvernement de procéder, chacun dans son secteur, à la mise à jour du niveau d’exécution des engagements pris avec les partenaires sociaux. Sont concernés notamment les ministres chargés du Budget, de la Fonction publique, de l’Éducation nationale, des Finances, de la Santé publique ainsi que de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Cette évaluation doit servir de base à une réunion que Judith Suminwa prévoit de tenir avec les différents responsables concernés. L’objectif affiché est de maintenir le dialogue avec les partenaires sociaux et d’anticiper les difficultés pouvant affecter la rentrée scolaire.
La démarche intervient alors que la reprise des cours constitue un enjeu social majeur, notamment dans un contexte où les revendications professionnelles peuvent directement influencer le fonctionnement des services publics et du système éducatif.
À travers cette instruction, le Gouvernement cherche donc à concilier deux exigences : répondre aux engagements sociaux de l’État tout en évitant que leur prise en charge ne compromette les équilibres financiers publics.