RDC : Jacques Djoli dénonce la « prime à la rébellion » et interpelle sur la répétition des prises de pouvoir par les armes

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Jacques Djoli, rapporteur de l'Assemblée nationale
Jacques Djoli, rapporteur de l'Assemblée nationale

Par Don Benjamin Makolo

Une vidéo de Jacques Djoli, rapporteur de l’Assemblée nationale, est devenue virale sur les réseaux sociaux depuis ce dimanche 30 août 2026. Elle a été tournée ce week-end, lors d’une émission diffusée sur une radio de la place.

Dans cet extrait, le député s’interroge sur la répétition des rébellions en République démocratique du Congo et sur la tendance à transformer les conquêtes militaires en tremplin politique.

« Des rébellions répétitives ! Aujourd’hui, nous avons le M23. Nous avons eu le CNDP, le RCD et le MLC. Est-ce que nous devons continuer à légitimer l’accession au pouvoir par les armes ? Où allons-nous finir tout ça ? », s’interroge-t-il.

Jacques Djoli dénonce ensuite une logique qui, selon lui, pourrait pousser certains acteurs à prendre les armes pour défendre des intérêts particuliers avant de prétendre revenir dans les institutions.

« Donc, si on vous retire un carré minier, vous devenez rebelle. Vous voulez revenir et vous devenez vice-président de la République. C’est ça ? Où irons-nous avec cela ? », lance-t-il.

Cette sortie intervient dans un contexte marqué par les discussions autour d’un éventuel dialogue national. Dans le débat politique, Paul Kagame, Corneille Nangaa et Joseph Kabila sont notamment accusés par certains acteurs congolais d’être liés aux violences ayant accompagné la prise de Goma et de Bukavu, avec des milliers de victimes évoquées. Ces accusations doivent toutefois être distinguées des faits judiciairement établis.

Certains leur prêtent par ailleurs l’intention de participer à un dialogue national dans le but d’obtenir une amnistie et des responsabilités politiques.

Le propos de Jacques Djoli rejoint ainsi une ligne défendue par le pouvoir de Félix Tshisekedi : mettre fin à ce qui est présenté comme une « prime à la rébellion », consistant à voir des mouvements armés convertir leurs victoires militaires en influence ou en responsabilités politiques.

À travers son interpellation, le rapporteur de l’Assemblée nationale pose finalement une question simple : « Où allons-nous finir avec ça ? ».

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Dimanche 30 août 2026 - 17:09