Par Patrick Kitoko
La Coalition Article 64 pour la défense de l'ordre constitutionnel « C64 » a brisé son silence. Dans un communiqué de presse publié ce mercredi 15 octobre 2026 à Kinshasa, son Secrétariat technique et opérationnel « STOP » dément formellement les informations qui circulaient sur les réseaux sociaux faisant état d'un débat en son sein sur une éventuelle sortie du Front pour la Refondation de la Nation (FRN).
« La Coalition Article 64 pour la défense de l'ordre constitutionnel "C64" a suivi sur les réseaux sociaux les informations selon lesquelles un débat a eu lieu au sein de son Présidium sur la sortie du Front pour la refondation de la nation "FRN" », indique le communiqué.
Le Secrétariat technique et opérationnel est catégorique : un tel débat n'a jamais eu lieu au sein de son organe exécutif : « La question n'a pas encore été inscrite à l'ordre du jour ni du Présidium ni de la Conférence des Présidents. Toute information circulant dans ce sens constitue donc une fake news et n'engage que ses auteurs. »
Un contexte de tension
Cette mise au point intervient dans un contexte politique particulièrement tendu. Le lundi 12 octobre 2026, l'ancien président Joseph Kabila a été présenté à Goma comme le nouveau dirigeant du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), un mouvement politico-militaire qui succède à l'Alliance Fleuve Congo (AFC), officiellement dissoute le 14 octobre.
Depuis l'annonce de la création du FRN, la C64, plateforme d'opposition née en mai 2026 pour s'opposer à tout changement de la Constitution, était restée silencieuse, un silence qui avait suscité de nombreuses interrogations dans l'opinion publique et dans la presse.
Certains observateurs s'interrogeaient sur une possible distance de la C64 face à la rébellion, elle qui s'est toujours présentée comme défenseuse de l'ordre constitutionnel et opposée à toute prise de pouvoir par les armes.
La C64 veut couper court aux spéculations
Par ce communiqué, la C64 entend donc couper court aux spéculations et réaffirmer que sa position sur le FRN n'a pas fait l'objet d'une discussion officielle au sein de ses instances dirigeantes.
La plateforme invite l'opinion nationale et internationale à ne se fier qu'à ses canaux institutionnels pour toute information concernant ses activités et ses prises de position.