Par la Rédaction
L’acteur politique congolais Nharly Amisi, vivant en Europe, interpelle le gouvernement belge, les institutions européennes et les défenseurs des droits humains sur le respect des libertés fondamentales en République démocratique du Congo. Dans une tribune, il exprime ses préoccupations après l’arrestation de l’ancien président du Sénat Alexis Ntambwe Mwamba, âgé de 82 ans, qui se serait rendu de Kindu pour rendre hommage à la mémoire du sénateur Aubin Ngongo Luwowo, cinq ans après sa disparition.
S’adressant notamment au ministre belge des Affaires étrangères, Nharly Amisi remet en question les conditions dans lesquelles les citoyens congolais peuvent exercer leur liberté de circulation sans craindre une arrestation arbitraire. Il estime que la liberté de mouvement, la dignité humaine et le droit de rendre hommage à une personne décédée doivent être garantis à tous, sans discrimination ni ingérence politique.
Pour cet acteur politique, les autorités congolaises restent soumises à la loi et ne peuvent restreindre les libertés fondamentales en dehors des garanties légales. Il appelle ainsi à la transparence et au respect des droits des citoyens.
Dans sa tribune, Nharly Amisi invite le gouvernement belge, les institutions européennes et les organisations de défense des droits humains à se prononcer sur les atteintes présumées aux libertés fondamentales en RDC.
Il estime que le silence face à de telles situations pourrait fragiliser la crédibilité des engagements internationaux en faveur de la démocratie et de l’État de droit. Il demande des prises de position claires et des garanties concrètes pour assurer le respect des droits des citoyens congolais.
L’auteur évoque également des propos que le Président Félix Tshisekedi aurait tenus lors d’un meeting au sujet des droits humains. Tout en conditionnant son analyse à la confirmation de ces déclarations, il s’interroge sur la place accordée à la protection des droits fondamentaux dans la gouvernance congolaise.
Nharly Amisi considère que les restrictions présumées des libertés et la crainte de décisions arbitraires alimentent les inquiétudes concernant l’évolution démocratique du pays. Il appelle à des réponses claires et à un engagement concret des autorités en faveur des libertés publiques.
Pour lui, l’âge d’Alexis Ntambwe Mwamba et le motif de son déplacement rendent cette affaire particulièrement préoccupante. Il estime qu’un citoyen venu honorer la mémoire d’un disparu doit être traité avec dignité et bénéficier des garanties prévues par la loi.
En conclusion, l’acteur politique rappelle que la République démocratique du Congo appartient à son peuple et qu’aucun dirigeant ne peut se placer au-dessus de la loi. Il soutient que la démocratie doit se mesurer au respect effectif des droits et des libertés de chaque citoyen.