Par la rédaction
Un calme précaire s’observe à cet instant au Grand marché de Kinshasa après une manifestation réprimée ce mardi matin par la Police. Les magasins tenus par les indo-pakistanais n’ont pas ouvert. Pour cause, les travailleurs chez les indo-pakistanais, une communauté très présente dans le secteur des affaires en RD Congo, réclament l'application du SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti).
« Nous ne demandons pas une hausse de salaire. Notre revendication est la suivante : tout ce qu'ils ont eu à signer dans le temps n'est jamais appliqué jusqu'à ce jour. Beaucoup de ministres sont passés sans exécuter le SMIG, ils savent ce qu'ils ont pris comme engagements, ce SMIG équivaut à 5 dollars par jour. Il y a eu des arrêtés déjà signés mais qui restent sans être appliqués. Avant notre marche de ce jour, nous avons envoyé des correspondances partout, à l'hôtel de ville, au ministère de travail voire à la Présidence. Nous leur avons donné la date butoire du 17 août, et après cette date nous allons entamer une grève jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée », indique un employé à nos confrères de Actualité.cd.
En RD Congo, le décret n°18/017 du 22 mai 2018 portant fixation du nouveau SMIG (Salaire minimum interprofessionnel garanti) réglemente la question. Pour les travailleurs congolais exerçant chez les indo-pakistanais, cette réglementation n'est pas respectée. Les choses ne sont pas perçues de la même manière par leurs employeurs dont certains assurent respecter la loi en la matière.