Par Prosper Buhuru
Un militaire de l'armée congolaise et un milicien maï-maï ont été tués par balle, à la petite barrière de Ruzizi 2, à Bukavu chef-lieu de la province du Sud-Kivu.
Selon des témoignages recueillis, ces deux combattants sont morts lors d'une altercation entre les militaires FARDC commis à la garde de la frontière congolo-rwandaise et cette milice à 4h du matin de ce mercredi 15 février.
Des sources contactées sur place disent que, les maï-maï voulaient faire une incursion sur le territoire de Paul Kagame mais les soldats FARDC les ont empêchés. Cette incompréhension est à la base de tueries de ce deux guerriers.
«Les maï-maï sont venus on ne sait d'où et ont voulu traverser la frontière vers le Rwanda. Un soldat qu'ils ont rencontré à la barrière ne les a pas autorisés. Alors l'un des miliciens a insisté de forcer son entrée au Rwanda et ses pairs l'ont exécuté par balle. Un autre élément de l'armée congolaise qui campait à côté, voulant s'enquérir de ce qui se passe a été aussi tiré dessus par ces maï-maï croyant que c'est un soldat RDF» rapporte un témoin joint à partir des offices de la douane de Ruzizi 2.
Suite à cet événement, le gouvernement de Kigali alerte sur une prétendue entrée des militaires congolais sur le sol rwandais. Ce même scénario s'est passé au Nord-Kivu avant l'intensification des combats entre l'armée congolaise et les supplétifs rwandais du mouvement du 23 mars.
Il sied de préciser que le responsable du groupe armé CNPCC communément appelé Maï-maï Yakotumba du Sud-Kivu dénonce le refus de sa main par l'armée congolaise. William Amuri Yakotumba dit avoir préparé et libéré plusieurs centaines de ses hommes pour combattre le M23 mais ils sont tous bloqués à Fizi.