Par Prosper Buhuru
La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), le Comité national Femme et Développement (CONAFED) et l'Association Congolaise pour l'Accès à la Justice (ACAJ) ont appelé les autorités publiques, les organisateurs et les participants à la manifestation prévue le 8 juillet 2026 à privilégier le respect des libertés publiques, de l'ordre public et des droits humains.
Dans un communiqué conjoint publié ce lundi 29 juin à Kinshasa, les trois organisations indiquent suivre avec attention l'évolution du climat sociopolitique en République démocratique du Congo, marqué par le débat autour de la réforme constitutionnelle et par l'appel lancé par certains acteurs de l'opposition à manifester pour réclamer la démission du Président de la République.
Les signataires rappellent que la Constitution garantit la liberté d'expression, le droit à l'information, la liberté de réunion pacifique ainsi que la liberté de manifestation. Ils soulignent toutefois que l'exercice de ce dernier droit sur la voie publique implique que les organisateurs informent préalablement, par écrit, l'autorité administrative compétente.
Les organisations estiment que ces libertés constituent des droits fondamentaux protégés par la Constitution et les instruments juridiques internationaux ratifiés par la RDC. Elles recommandent ainsi une concertation entre les pouvoirs publics et les organisateurs afin de définir les itinéraires de la marche, en tenant compte des impératifs de sécurité liés aux sites sensibles, à la protection des personnes et des biens ainsi qu'à celle des manifestants.
Le communiqué invite également les autorités, à tous les niveaux, à ne déployer que des agents de l'ordre formés au maintien ou au rétablissement de l'ordre public, en privilégiant des moyens conformes au respect des droits humains et en évitant l'usage d'armes létales.
De leur côté, les manifestants sont appelés à respecter les lois de la République, à s'abstenir de tout acte de vandalisme ou de provocation envers les forces de l'ordre et à préserver le caractère pacifique de la mobilisation.
Enfin, la NSCC, le CONAFED et l'ACAJ exhortent l'ensemble des acteurs politiques à bannir les discours de haine à caractère ethno-tribal et à promouvoir l'unité nationale, la cohésion sociale et le vivre-ensemble à l'approche de cette manifestation.