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Journée nationale de lutte contre la Trypanosomiase Humaine Africaine : le gouvernement s'engage avec l'appui de ses partenaires à éliminer cette maladie d'ici à 2030 !

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Le vice-ministre de la Santé,  Hygiène et Prévention Serge Olene,  entouré des parties prenantes à la lutte contre la Trypanosomiase Humaine Africaine-
Le vice-ministre de la Santé, Hygiène et Prévention Serge Olene, entouré des parties prenantes à la lutte contre la Trypanosomiase Humaine Africaine-

Par Serge Mavungu 

Commémorée chaque le 30 janvier, la 6ème journée nationale de lutte contre la THA -Trypanosomiase Humaine africaine-, connue sous le nom de la maladie du sommeil, a été, pour des raisons électorales, célébrée ce lundi 26 février 2024, en RDC -République démocratique du Congo. 

Devant plusieurs partenaires, dont l'OMS -Organisation mondiale de la Santé; IMT -Institut de Médecine Tropicale Anvers ; DNDI -Initiative Médicaments contre les maladies négligées;; FIND -la Fondation pour des outils diagnostiques nouveaux et novateurs- ; LSTM -Liverpool School of Tropical Medicine, ainsi que la CNRSC -Coordination Nationale de Renforcement du Système Communautaire-, le Directeur du PNLTHA -Programme national de lutte contre la Trypanosomiase Humaine Africaine- du Ministère de la Santé, Hygiène et Prévention, Erick Mwamba, a salué les efforts consentis par le gouvernement de la RDC, de faire de cette journée, une journée nationale de la lutte contre la Trypanosomiase, traduisant ainsi sa ferme volonté d'éliminer cette maladie du Congo.

Pour atteindre cette fin, les autorités de la RDC comptent sur l'accompagnement des partenaires et des deux bailleurs principaux : la Fondation Bill et Melinda Gates et le Royaume de Belgique. 

Il importe de signaler que des avancées significatives dans la lutte contre la Trypanosomiase sont à signaler.

"En 2013, on était à plus de 6.000 cas. Mais aujourd'hui, nous sommes à 394 cas", a-t-il ajouté.

À en croire Christian Luzombe, Directeur exécutif du CNRSC ASBL, qui joue un rôle important dans cette lutte avec le gouvernement de la République et les partenaires qui l'appuient financièrement, il est possible que soit éradiquée la Trypanosomiase d'ici à 2030.

Dans sa prise de parole, Chirac Bulanga de la DNDI a rappelé que "depuis sa création en 2003, DNDI travaille en collaboration avec ses partenaires, pour faire de la lutte contre cette maladie une priorité absolue. De la mise au point du NECT au développement du fexinidazole, le tout premier médicament oral approuvé pour traiter les deux stades de la maladie du sommeil, nous avons réalisé une avancée thérapeutique majeure".

Et d'ajouter: "Cette innovation a non seulement réduit le nombre de ponctions lombaires douloureuses et les hospitalisations pour les patients, mais elle a également été rendue possible grâce au partenariat entre DNDI et SANOFI, ainsi qu'à l'engagement de nombreuses institutions et organisations, dont le PNLTHA-RDC, le PNLTHA Guinée, l'INRB avec le soutien de Swiss TPH, FIND, IMT, CNRS et le soutien financier des bailleurs publics et privés, dont BMGF et d’autres. Ce succès remarquable est le fruit du travail acharné des Africains, en général, et des Congolais en particulier, ainsi que de tous les acteurs de la recherche congolaise, notamment le PNLTHA et son équipe dévouée”.

Présent à cette cérémonie, l'Institut de Maladie Tropicale- Anvers, l'un des partenaires techniques du ministère de la santé se dit fier de sa contribution depuis plus d'une centaine d'années dans la lutte contre la maladie du sommeil. Lors de son discours, la représente de cette organisation en RDC n'a pas caché sa satisfaction face une baisse sensible «historique» de nombre de cas depuis la lutte acharnée contre cette maladie. 

«Grâce à la collaboration de longue haleine avec le PNLTHA, nous avons vu le nombre de cas passer de plusieurs dizaines de milliers à moins de 500, atteignant ainsi le premier objectif de l’élimination de la maladie du sommeil en tant que problème de santé publique en République Démocratique du Congo», a déclaré Inge Van Cauwenberg, Représentante de l'Institut de Médecine Tropicale- Anvers en RDC. 

Cependant, a-t-elle averti, il ne faut pas baisser la garde car l'histoire nous a appris que, sans stratégies appropriées, le nombre de cas peut repartir à la hausse en quelques années. 

«Le chemin vers l'élimination est encore long. L'ambition d’interrompre la chaîne de transmission reste un défi, mais grâce aux nouveaux traitements, aux nouveaux tests de diagnostic et aux outils de contrôle de la mouche tsé-tsé, nous sommes convaincus que, tous ensemble, nous pouvons atteindre l'objectif», a-t-elle renchéri.

Lundi 26 février 2024 - 17:45