Par Bijou NDJODJI BATEKO
Bientôt le coût de la course du transport en commun va être revu à la baisse, à Kinshasa, capitale de la RDC -République démocratique du Congo-. Aussi, il n'y aura plus de phénomène communément appelé "demi-terrain", et les transporteurs devront respecter les itinéraires établis. Car, dans le projet d'arrêté fixant les tarifs des transports en commun et les itinéraires officiels à parcourir sur toute l'étendue de la ville province de Kinshasa qui sera adopté et soumis au Gouverneur pour signature, les membres de la commission tarifaire devront insérer, a-t-on appris des sources sûres, une disposition renforçant les mesures contraignantes, pour rendre l'arrêté un peu plus coercitif, vu que nombre de transporteurs n'appliquent pas correctement les tarifs officiels et fixent à leur gré les tarifs prohibitifs. La commission tarifaire a trois jours, à dater de ce lundi 14 octobre 2024, pour finir les travaux.
C'est la ministre provinciale des Finances et Economie de Kinshasa, Yvette Tembo Kulemfuka, qui a ouvert ces travaux, dans la salle des réunions de son ministère, en présence de son collègue des Transports, Bob Amisso.
Dans son mot d'ouverture, l'argentière de la ville province de Kinshasa a invité toutes les parties prenantes, membres de la commission, à travailler avec diligence dans la révision à la baisse de la grille tarifaire du transport en commun, pour soulager tant soit peu les Kinoises et Kinois. Cela, conformément au Programme d'actions quinquennal dénommé "KIN EZO BONGA" du Gouvernement provincial de Kinshasa, que dirige le Gouverneur Daniel Bumba Lubaki. Lequel Programme rime avec les six (6) engagements du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui tient à l'amélioration des conditions sociales des Congolais.
Voilà pourquoi cette décision du Gouvernement provincial de Kinshasa de revoir à la baisse le coût de la course du transport en commun, est consécutive à la réduction du prix du litre de carburant à la pompe, tel qu'observé ces derniers jours dans la capitale congolaise, grâce à l'implication du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et du Gouvernement Suminwa.
Des sources dignes de foi proches de la commission tarifaire renseignent que le gros du travail a déjà été abattu aujourd'hui même, juste après le coup d'envoi donné par l'ordonnatrice centrale de Kinshasa. Ces sources indiquent que, pour la célérité, la commission tarifaire a adopté, moyennant quelques amendements, l'arrêté n° SC/0104/CAB/GVK/GNM/LEM/2023 du 22 mars 2023 fixant les tarifs des transports en commun et les itinéraires officiels à parcourir sur toute l'étendue de la ville de Kinshasa.
Ces amendements, argumentent les mêmes sources, vont rendre l'arrêté un peu plus coercitif, vu que la plupart des transporteurs n'ont pas appliqué correctement les tarifs fixés ni respecté les itinéraires officiels établis. En clair, il sera question d'insérer, dans l'article 3 dudit arrêté, une disposition renforçant les mesures contraignantes, pour pousser les transporteurs à supprimer le phénomène communément appelé "demi-terrain" et respecter les tarifs fixés ainsi que les itinéraires établis. En cas de violation, le transporteur sera contraint de payer des amendes allant de 100 à 1.000 dollars américains, conformément à l'article 12 de l'arrêté.
Notez que la commission tarifaire est composée des experts deux ministères provinciaux (Finances et Transports), des représentants de la Présidence de la République, ainsi que des syndicalistes des transporteurs et des consommateurs.