Par Edmond Izuba
De la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) à la Coupe du Monde, la République démocratique du Congo s’invite régulièrement dans l’actualité footballistique, non seulement pour ses performances sportives, mais aussi pour les références historiques et culturelles qu’elle charrie.
Lors de la dernière CAN, le surnom "Lumumba VEA" a été largement repris par les supporters et les médias pour célébrer les Léopards. Une référence à Patrice - Emery Lumumba, Premier ministre du Congo indépendant, symbole de la lutte pour la souveraineté africaine.
Actuellement, en pleine compétition du mondial, la silhouette d’un attaquant français, Kylian Mbappé, ravive le débat sur l’héritage de Mobutu Sese Seko. Présenté aujourd’hui comme un dictateur, l’ancien Président zaïrois reste aussi associé, pour une partie des congolais, à l’affirmation d’une "dignité africaine" et à l’âge d’or du football congolais des années 1970.
Sur la pelouse, la RDC a marqué les esprits en quittant la compétition la tête haute, portée par sa célébration emblématique : le "Fimbu". Ce cri et pas de danse, exécutés par l’orchestre S’Grave de Félix Wazekwa, devenus viral sur les réseaux sociaux, signifient "la chicote" en lingala et incarne pour les supporters la fierté et la résilience d’une nation.
Entre mémoire, identité culturelle et sport, le football mondial continue donc de "fouiner" dans les archives de la RDC, transformant les héros d’hier en icônes d’aujourd’hui.