Insécurité à Beni : Trois personnes tuées dont deux soldats des FARDC par des inconnus, la société civile appelle au renforcement de la sécurité

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La ville de Béni, au Nord-Kivu [photo d'illustration]
La ville de Béni, au Nord-Kivu [photo d'illustration]

Par la rédaction 

Dans la nuit du 3 au 4 mars 2025, trois personnes, dont deux soldats des FARDC -Forces armées de la République démocratique du Congo-, ont perdu la vie dans des circonstances dramatiques. Les corps ont été retrouvés dans différents quartiers de la commune de Bungulu, particulièrement dans les secteurs de Mambango et Kanzulinzuli, au matin du 4 mars.

Les deux soldats, assassinés dans la nuit de lundi à mardi, ont été retrouvés dans le quartier Mambango, dans une zone dénommée cellule Ituli. Les premiers éléments de l'enquête révèlent que leurs armes ont été emportées par leurs agresseurs. Une situation qui inquiète profondément les autorités locales; car, ces armes pourraient désormais constituer une menace pour la population civile.

"Il y a eu découverte de deux corps des soldats FARDC en cellule Ituli. Ils ont été tués par des inconnus aux heures tardives du lundi. Leurs armes ont été emportées, et, jusqu'à présent, elles restent introuvables. Voilà, ça fait peur, car ces armes constituent un danger pour la population", a indiqué le chef du quartier Mambango, Paluku Lisasa.

Parallèlement, un autre corps a été découvert dans un état de décomposition avancée dans un hôtel du quartier Kanzulinzuli. L’homme, âgé d’une vingtaine d’années, semble avoir été tué par des inconnus, et son corps a été retrouvé dissimulé sous un lit. Les autorités ont ouvert une enquête, pour tenter d'élucider les circonstances de ce meurtre.

Cette série d'attaques survient dans un contexte de violence de plus en plus intense à Beni. La société civile, représentée par Maître Pépin Kavotha, a exprimé son inquiétude face à la montée des actes criminels dans la ville, soulignant la nécessité d’une action rapide des forces de sécurité, pour démanteler les groupes armés responsables de ces violences.

Ce climat d’insécurité a, par ailleurs, conduit à la paralysie du secteur éducatif, après le meurtre d’un enseignant, dans la nuit de samedi à dimanche dernier. L’incident a provoqué la fermeture des écoles dans toute la ville, les enseignants et les élèves se retrouvant dans une situation d'angoisse généralisée.

Pou rappel, encore un civil a été tué et une dizaine de maisons incendiées au point kilométrique 18, sur la route Mbau-Kamango (territoire de Beni), au Nord-Kivu. Les assaillants s'apprêtaient à attaquer la localité la nuit du dimanche à lundi.

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Mardi 4 mars 2025 - 14:39