Par Patrick Kitoko
La Force vive de la province de Sankuru accuse un groupe de députés et sénateurs d'avoir détourné 45 000 USD, défalqués d'une enveloppe de 50 000 USD au départ, allouée par l'Etat congolais pour permettre le recrutement et enrôlement de jeunes dans les FARDC -Forces Armés de la République démocratique du Congo-.
Selon la société civile du Sankuru contactée par nos confrères de la radio Okapi, le reste de l'argent, soit 5 000 USD, avait servi à organiser l'accueil récent du Vice-premier ministre, ministre de la Défense.
“Dans le cadre d'une initiative du ministère de la Défense et des Anciens combattants, visant à mobiliser les jeunes du Sankuru pour leur enrôlement au sein des FARDC, afin de faire face à l'agression de notre pays, quelques députés nationaux et sénateurs ont reçu du Gouvernement central une somme de 50 000 USD comme contribution à ce recrutement”, a souligné Jean-Paul Ndjadi, président de la société civile du Sankuru, avant d'ajouter : “Ce montant devait être remis au gouverneur de la province, en tournée de sensibilisation pour l'enrôlement des jeunes et la collecte de fonds pour l'entretien des recrues.”
Des accusations que contestent les élus de Sankuru, qui parlent de mensonges, tout en affirmant que ces «fonds ont été utilisés de manière appropriée sans distribution illicite.»
Entre-temps, la société civile de Sankuru exige une enquête, afin de faire toute la lumière sur l'utilisation des fonds, tout en indiquant qu'il y a «manque de transparence dans la gestion des ressources publiques.»
Rappelons que, en date du 31 janvier 2025, un appel à l’enrôlement massif des jeunes dans les rangs des FARDC, pour préserver l’intégrité territoriale du pays, a été lancé par quelques membres du Gouvernement, ainsi que par l'UDPS, parti présidentiel.