Par Prehoub Urprus
Dans l’est de la RDC -République démocratique du Congo-, plusieurs anciens détenus, évadés de prison et poursuivis pour des crimes graves, ont été signalés parmi les combattants actifs au sein des groupes armés opérant dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. C’est ce qu’a révélé l’ONG Trial International, spécialisée dans la lutte contre l’impunité.
Selon cette organisation, ces individus, initialement poursuivis ou condamnés pour des actes tels que le viol, la torture, le meurtre ou l’extorsion, ont trouvé refuge dans des mouvements armés tels que le M23-AFC ou encore certaines milices Wazalendo. Leur intégration dans ces groupes ne se limite pas à une simple recherche de protection : ils participent activement aux affrontements en cours et menent des actions ciblées contre des civils.
"Ils reviennent avec un esprit de représailles», alerte Trial. Ces anciens détenus utilisent les armes pour se venger de celles et ceux ayant contribué à leur arrestation ou à leur condamnation, notamment des survivants, des témoins, des journalistes ou des défenseurs des droits humains. Leurs méthodes : assassinats, menaces, tortures, viols et extorsions.
Cette situation soulève une inquiétude majeure quant à la sécurité des populations locales et à la fragilité du système judiciaire dans une région déjà marquée par plus de deux décennies de violences armées. Trial appelle les autorités congolaises à renforcer les mécanismes de protection des victimes et à rétablir une justice efficace, même en contexte de conflit.