Par Gloire Balolage
Un pas important vient d’être franchi dans l’accompagnement médiatique du processus de paix entre la RDC -République démocratique du Congo- et le Rwanda. À l’issue d’un séminaire tenu à Kinshasa sur l'engagement stratégique des médias, un nouvel organe a vu le jour : l'OMSAP -Observatoire des Médias pour le Suivi de l’Accord de Paix de Washington-.
Cette initiative, officialisée dimanche lors de la clôture des travaux, vise à renforcer le rôle des médias dans la vulgarisation, le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre de l’accord de paix signé le 27 juin 2025, à Washington, entre Kinshasa et Kigali.
Selon le communiqué final publié à l’issue du séminaire, «Il est créé, par les signataires des présents statuts, l’Observatoire des Médias pour le Suivi de l’Accord de Paix de Washington, en sigle OMSAP, dédié à l’accompagnement de la mise en œuvre de l’Accord de Washington DC.»
L’OMSAP aura pour mission principale de mobiliser les professionnels des médias autour d’une communication responsable, proactive et orientée vers la paix, dans un contexte régional marqué par des tensions récurrentes.
Ali Kalonga, président du Conseil d’administration de l'ACP -Agence congolaise de presse-, s’est félicité de cette initiative. «Il y a eu un échange fructueux, et, avec la création de l’observatoire, je crois que nous avons franchi un pas pour continuer à accompagner notre gouvernement dans la réalisation d'une paix définitive», a-t-il déclaré.
Il a insisté sur la nécessité, pour les médias, de s’approprier le contenu de l’accord, de le vulgariser à travers le pays, et de mettre en lumière les aspects positifs, afin de promouvoir un climat favorable à la réconciliation et à la stabilité régionale.
L’OMSAP s’inscrit dans une dynamique d’engagement citoyen et professionnel, appelant les journalistes et les organes de presse à jouer un rôle actif dans le processus de paix en cours. À travers des campagnes d'information, des reportages de terrain et des débats publics, l’observatoire ambitionne de favoriser une meilleure compréhension de l’accord par la population et d'encourager une culture de dialogue entre les communautés.