Par Don Benjamin Makolo
Alors que la dépréciation du dollar américain face au franc congolais continue son évolution surprenante depuis quelques jours, les habitants de Kinshasa ont constaté une situation inhabituelle mercredi 15 octobre 2025, avec les conducteurs de transport en commun qui ont augmenté les prix des trajets sans annonce officielle de la mairie de Kinshasa. Sur le terrain, le coût des trajets se négocie selon le bon vouloir des transporteurs, au détriment de la norme légalement établie. Curieusement, sous les yeux des agents de police qui semblent impuissants face à ces hors-la-loi qui imposent leur volonté dans un climat d'impunité et d'anarchie. Par exemple, le trajet de la Gare centrale au Rond-point Victoire est passé de 1.000 FC à 2.000 FC sans justification. Non loin de là, le trajet de la Gare centrale vers Yolo Kapela, autrefois négocié à 1.500 FC, est désormais fixé à 2.500 FC, alors que le prix du carburant (essence) à la pompe est passé de 3.000 FC à 2.660 FC.
Étonné et bouleversé par la situation, Roger Mangwa s'interroge sur le respect de l'État par les opérateurs du transport en commun à Kinshasa. « La situation est vraiment préoccupante et c'est regrettable que des gens augmentent le prix du transport selon leur propre volonté sans être inquiétés. Et ce qui est étonnant, c'est que cela se fait en présence des éléments de la police », confie-t-il. « Cette situation démontre clairement l'absence totale de respect de l'autorité de l'État à Kinshasa. Nous avons besoin d'autorités capables de donner des ordres et de s'imposer avec rigueur pour faire respecter la loi. Parce qu'avec ce que nous vivons ces derniers temps, c'est comme s'il n'y avait pas de dirigeants à Kinshasa », a-t-il ajouté.
La régulation du secteur du transport en commun à Kinshasa demeure un défi pour beaucoup. L'autorité de l'État est souvent bafouée par les conducteurs des véhicules de transport en commun. Cela invite le Gouverneur de la Ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba, à prendre des décisions strictes nécessaires pour faire régner la loi dans ce secteur qui rend la vie difficile aux populations.