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Nord-Kivu : l'ONG MWANAMUKE ANAWEZA alerte sur les mutilations d’enfants et les exécutions sommaires perpétrées par des groupes armés

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Par la Rédaction 

Le rapport de monitoring de l’organisation de défense des droits humains MWANAMUKE ANAWEZA, de décembre 2025, dresse un tableau alarmant des violations graves des droits humains et du droit international humanitaire dans la province du Nord-Kivu. Selon ce document, plusieurs incidents ont été enregistrés, notamment des cas de disparitions forcées, d’assassinats ciblés, d’attaques contre les infrastructures civiles et des actes de violence extrême contre les populations civiles.

Parmi les cas les plus inquiétants, deux personnes identifiées ont disparu le 4 décembre 2025 à Goliba, territoire de Masisi, après leur arrestation par des éléments des Wazalendo. À ce jour, leur sort reste inconnu, soulevant de sérieuses préoccupations quant à leur sécurité et au respect des droits fondamentaux.

Le même jour, plusieurs assassinats ciblés ont été rapportés. 

Rachid Kazadi, ancien journaliste à la radio communautaire de Mweso, a été tué à Katsiru (Rutshuru), tandis que Merveille Kano a été abattu par des éléments du M23/AFC soutenus par le RDF. D’autres cas remontent à plusieurs semaines, comme le meurtre d'une autre personne à Karambi et plusieurs autres abattues à bout portant lors d’une patrouille du M23/AFC le 24 décembre.

Les attaques ciblent aussi les biens et infrastructures civiles, aggravant la situation humanitaire. Le 12 décembre 2025, le Centre de Santé Ngoholo, situé dans le groupement Bukombo (Rutshuru), a été pillé durant des affrontements opposant le M23 aux Wazalendo. Des médicaments, vaccins, panneaux solaires et autres matériels médicaux ont été emportés, mettant en péril l’accès aux soins des populations locales.

Un épisode particulièrement dramatique s’est déroulé le 16 décembre dans le village Kabizo, groupement Tongo (Rutshuru), où sept civils ont été massacrés et deux autres portés disparus. Ces actes violents étaient motivés par des accusations de proximité avec les Wazalendo. Après ce massacre, les auteurs ont procédé au pillage du bétail et des biens des habitants, exacerbant la détresse des communautés affectées.

Le rapport souligne également les mutilations graves de deux enfants de 9 ans dans le village Kivuma, perpétrées par des éléments du M23/AFC. Ces faits constituent des violations flagrantes de la Convention relative aux droits de l’enfant et du droit international humanitaire, portant atteinte au droit à la vie et à l’intégrité physique des plus vulnérables.

Par ailleurs, dans la nuit du 14 au 15 décembre, deux civils ont été exécutés sommairement à Kimoka, territoire de Masisi, après un pillage commis par des hommes en tenue militaire. Les victimes, qui étaient sorties pour s’informer des événements, ont été abattues à bout portant, signe de l’impunité dont jouissent certains auteurs.

Face à ces graves exactions, MWANAMUKE ANAWEZA condamne avec la plus grande fermeté ces violations systématiques des droits humains. 

L’organisation appelle les autorités congolaises à ouvrir des enquêtes indépendantes et crédibles, la communauté internationale à renforcer la protection des civils, les mécanismes internationaux à documenter ces crimes en vue de poursuites, les groupes armés à cesser immédiatement les attaques contre les civils, ainsi que les acteurs humanitaires à intensifier leur assistance aux victimes et communautés affectées.

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Lundi 12 janvier 2026 - 17:23