Par Serge Mavungu
La décision de fermer temporairement le salon VIP de l'aéroport de N'djili a suscité des réactions vives, mais elle s'inscrit dans une logique de gouvernance responsable. En effet, le Directeur Général de la Régie des Voies Aériennes (RVA), Louis Blaise Londole, a pris cette décision pour protéger la certification internationale de l'aéroport et aligner l'infrastructure aux standards mondiaux.
Il est important de noter que le chiffre d'affaires brut du salon VIP ne reflète pas la réalité des bénéfices nets. En effet, après charges, la RVA ne percevait qu'environ 12.800 USD nets par mois. Le partenariat mis en place offre des revenus contractuels garantis pouvant dépasser 300.000 USD nets par an en basse saison et 840.000 USD nets par an en haute saison.
La fermeture du salon VIP n'est pas une perte, mais un investissement stratégique. L'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI) exige une séparation stricte des flux passagers, et l'ancienne configuration présentait une faille sécuritaire. Un audit défavorable aurait pu coûter bien plus cher que quelques milliers de dollars mensuels.
La décision de fermer temporairement le salon VIP s'inscrit dans la vision du Chef de l'État Félix Tshisekedi et des instructions du Vice-Premier ministre des Transports Jean-Pierre Bemba : moderniser les infrastructures stratégiques et restaurer la crédibilité des institutions publiques. La RVA ne gère plus simplement des installations ; elle reconstruit une réputation internationale.
Ce qui est présenté comme une fermeture est en réalité une transition vers la conformité. Ce qui est qualifié de perte est un repositionnement stratégique. N'djili ne sera plus un aéroport approximatif. Il deviendra un aéroport aux standards internationaux, à la hauteur des ambitions de la République Démocratique du Congo.