Par Gloire Balolage
Le deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2) se présente comme un outil important pour améliorer la connaissance de la situation démographique et du développement en République démocratique du Congo. Selon le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), cette opération pourrait permettre de renseigner jusqu’à 42 % des indicateurs des Objectifs de développement durable (ODD).
L’annonce a été faite mardi à Kinshasa par Noémie Dalmonte, représentante adjointe de l’UNFPA en RDC, à l’occasion du lancement de la formation des formateurs consacrée à la cartographie censitaire dans le cadre de ce deuxième recensement. Elle a souligné l’importance de disposer de données fiables pour mesurer les progrès réalisés dans différents secteurs du développement.
Pour accompagner cette démarche, l’UNFPA indique avoir mobilisé des financements flexibles provenant des contributions volontaires de ses États membres. D’après Noémie Dalmonte, ces ressources permettent à l’organisation d’appuyer les ambitions des États, dont celles de la République démocratique du Congo, dans la réalisation de leurs opérations démographiques et statistiques.
La représentante adjointe de l’UNFPA a également cité l’appui de donateurs spécifiques ayant accompagné le processus. Elle a notamment évoqué les financements de la Suède et de la Géorgie, présentés comme des contributions ayant permis de soutenir le processus au cours de cette période.
Du côté de l’Institut national de la statistique (INS), la cartographie censitaire est considérée comme un acquis qui dépassera le seul cadre du RGPH-2. La directrice générale de l’INS, *Élysée Chovu*, estime que les données et les travaux réalisés dans ce domaine pourront constituer un patrimoine national utile à plusieurs opérations statistiques et à différentes activités de planification.
Selon elle, cette cartographie pourra notamment servir à l’organisation des enquêtes statistiques, aux opérations électorales, à la planification des infrastructures, à la gestion des ressources naturelles et à l’aménagement du territoire. Elle devrait également contribuer au suivi des objectifs de développement du pays.
La formation lancée à Kinshasa vise ainsi à renforcer les capacités des formateurs dans plusieurs techniques liées à la cartographie censitaire. Les participants seront outillés à l’utilisation des outils numériques de collecte, des systèmes d’information géographique et des équipements de géolocalisation, ainsi qu’aux procédures opérationnelles liées aux travaux de cartographie.
Cette initiative intervient après la table ronde des bailleurs de fonds organisée par le gouvernement en mars dernier, avec l’objectif de mobiliser un financement adéquat, prévisible, suffisant et durable pour accompagner les enjeux démographiques et l’organisation du RGPH-2.